‹ Le moyen âge dans La légende des sìecles et les sources de Victor HugoChapitre 229 sur 303 · Cf. Han d'Islande. Édition Ollendorf, 1911, p · texte numérisé non relu

Cf. Han d'Islande. Édition Ollendorf, 1911, p

écrit sur son manuscrit le mot même qu'il n'a point corrige sur épreuves ; Nysiheini aux lieu et place de Nyjlheim.

Mallet : Introduction à l'Histoire du Danemark. — C'est là une erreur de lecture révélatrice : il a confondu le 11 et le 11 des éditions du xviii* siècle qui ne difTèrent que par le léger trait d'une barre médiane, et cette constatation nous amène à croire qu'en ce qui regarde l'Edda mythologique, la source principale de V. Hugo fut la seconde partie de X Introduction à VHistoire du Danemark de Mallet, ou Monuments de la mythologie et de lapoésie des Celtes et particulièrement des anciens Scandinaves (Copenhague^ 1756). Nous y trouvons cette phrase : « Héla fut précipitée dans le Nifleim, pour qu'elle y distribue des logements à tous ceux qui meurent de maladie ou de vieillesse, » identique dans sa dernière partie à la note citée plus haut du chapitre xlv de Han d^ Islande.

De lectures aussi lointaines Hugo n'a pu avoir à Guernesey que des souvenirs peu nets, malgré son excellente mémoire. Aussi le décor de l'Enfer Scandinave, où erre le parricide Kanut, ne nous ofTre-t-il que des visions assez confuses, et nous n'y rencontrons point ces traits d'érudition rare et précise qui dévoilent immédiatement les sources livresques des autres pièces de la Légende des Siècles. On retrouve dans Mallet à peu près tous les éléments du Parricide : la pluie de venin goutte à goutte', l'opposition de l'obscurité et des glaces de l'enfer à la lumière du Muspelheim ou du Walhalla-, et même le chat monstrueux qui

1. Mallet, op. cit., p. io6 : Shada suspendit sur sa tète uu serpent, dont le venin lui tombait goutte à goutte sur le visage. P. 112 : Je sais qu'il y a dans le Narstrand une demeure éloignée du soleil dont les portes regardent le Nord : des gouttes de venin y pleuvent par les fenêtres : là nagent les parjures, les assassins.

2. Ibid., p. II : Un vent horrible et glacé venait du côté de Niflheim, pendant que tout ce qui était tourné vers Muspelheim était ardent et lumineux.

est une des incariialions du grand serpent de Midgard':

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