‹ Le moyen âge dans La légende des sìecles et les sources de Victor HugoChapitre 230 sur 303 · Et le menhir féroce où le soir, à la brune · texte numérisé non relu

Et le menhir féroce où le soir, à la brune

Le chat sauvage vient frotter son dos hideux -,

Ces traditions mythologiques, qui ne figurent point dans la très brève description du Niflheim du baron d'Eckstein ', ont pu être rappelées, entre i83o et i85o, à la mémoire de V. Hugo, par la lecture des ouvrages et des périodiques dont nous avons donné la bibliographie, mais il paraît bien que les souvenirs anciens de Mallet, point de départ de sa curiosité, sont restés même à Guernesey, le seul fonds de sa vague érudition.

Les Sources de 1858. X. Marmier. — Victor Hugo n'avait à Guernesey qu'un livre de vulgarisation sur les pays Scandinaves : Les Lettres sur le Nord de Xavier Marmier* : c'est un récit de voyages composé avec la banalité ordinaire aux touristes contemporains : il ne contient que par exception des détails d'histoire rétrospective. Hugo a pu retenir quelques indications de la lecture du premier chapitre : Une excursion dans le Dovre-field. X. Marmier y décrit la chaîne glacée, l'immense Sniihatten (chapeau de neige), que le poète a peut-être identifié dans sa pensée avec le mystérieux Savo; il y parle des tumulus des vieux chefs danois qui s'élevaient dans les vallées solitaires de la montagne, comme de petites collines; dans l'un d'eux repose le fils du Viking, mort en luttant contre les géants, et, en veine de rapporter des traditions mythiques, X. Marmier décrit le purgatoire Scandinave, le Varslunde, où les coupables sont condamnés, comme Kanut, à errer jusqu'à la fin du monde.

I. Ibid., p. 91 ; Le chat est une des incarnations du grand serpent de Midgard.

i. Ibid., p. 40 '■ Je sais qu il y a un palais plus brillant que le soleil et tout couvert d'or dans la ville de Gimle. Les hommes vertueux y doivent habiter et y vivre heureux pendant tous les âges.

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