Paris, Delloye, i84i
Il y a là un ensemble de descriptions et de traditions qui ne sont pas absolument sans lien avec le Parricide.
Moreri, Lesueur et Dom Galmet. — Moreri seul devait fournir au cadre du Parricide des indications plus précises.
C'est à ^loreri que Victor Hugo doit le mont Savo.
Ce mont Savo est le mont Sevo que Pline TAncien cite dans son Histoire naturelle « Ses>o nions immensus, nec Riphceis jugis minor, immanent ad Cimhrorum promontoriumefficit sinum (jui Codanus vocatur^ ». Les termes mens immensus désignent ici une chaîne de montagnes de grande longueur : les commentateurs de Pline sont d'accord pour Tidentitier avec les Dofrines ou Dovre-field. Ce mont Sevo figure dans VEdda. Dans la chanson Helga Kvida Hundigebana, Sigrun est dite originaire de Seva-fjall -. Mais ni Pline, qui écrit Sevo, ni VEdda, qui orthographie Seva, n'ont été la source de V. Hugo. Il a trouvé le mont Saço dans l'article XoRTwÈGE de Moreri. « Les bornes de la Nortwège sont au levant, la Rivière de Glama et une longue suite de montagnes dites le mont Se^^o ou Saifo qu'on appelle diversement sur les lieux. »
C'est encore Moreri qui a le plus longuement contribué au choix qu'a fait Hugo du nom de Canut pour désigner le tyran parricide.
Le Kanut de Victor Hugo n'est, suivant son procédé habituel, qu'un amalgame des lectures que le poète a faites dans son dictionnaire et dans ses livres d'histoire.
Au temps où il écrivait le Rhin, V. Hugo avait déjà rencontré le nom de Canut, et à Spire, il notait que le Conrad II dont il visitait le tombeau était le contemporain de Canut le