‹ Le moyen âge dans La légende des sìecles et les sources de Victor HugoChapitre 248 sur 303 · I. Cf. Maigro>, loc. cit., notes des pp. i43-i4.i · texte numérisé non relu

I. Cf. Maigro>, loc. cit., notes des pp. i43-i4.i

•2. Cf. Paul Berret. Guanhumara dans les Burgraves. Bulletin de l'Université de Lille, avril 1902, et Journal des Débats, 3 mars 1902. Sans doute, V. Hugo s'est aussi souvenu à'Ivanhoë dans Eviradnus, cf. p. 23a.

3. Le Sanglier des Ardennes avait dès son jeune âge vivement intéressé Hugo. Cf. La Muse française, Ed. Marsan, Paris, Gornely, 1907. Quentin Durward, par V.-M. Hugo, p. 38.

terrible baron se plait à ressembler, et dont il porte la hure en guise de casque' ».

a) Le paysage. — Le paysage d'Ecosse imaginé par Hugo et l'endroit choisi pour la lice rappellent à la fois la vallée de Douglas, du Château périlleux-, et la lice de la Tay dans le tournoi de la Jolie Fille de Penh.

9T. L'endroit pour le champ clos fut choisi très farouche, Le dur hiver, qui change en pierre l'eau qu'il touche, Ne laissait pousser là sous la pluie et le vent Que des sapins, cassés l'un par l'autre souvent, Les arbres n'étant pas plus calmes que les hommes; Tout sur terre est en proie, ainsi que nous le sommes. Au souffle, à la tempête, au funeste aquilon. Une corde est nouée aux sapins d'un vallon; Elle marque une enceinte, une clairière ouverte Sur des champs où la Tweed coule dans l'herbe verte. Lente et molle rivière aux roseaux murmurants. Un pêle-mêle obscur d'arbres et de torrents. D'ombre et d'écoulement, de vie et de ravage, Entoure affreusement la clairière sauvage. On en sort du côté de la plaine.

Walter Scott aime à décrire ces paysages mélancoliques de rochers, de marais et de sapins déjà chers à Ossian :

« Les parties les moins ingrates des montagnes et les clairières des forêts offraient aux habitants de la vallée de Douglas des pâturages pour leurs bestiaux.... Les profondeurs de ces antiques forêts, qui n'avaient pas été explorées tout entières, étaient rarement troublées.... Le paysage était éclairé par le soleil couchant qui tantôt se réfléchissait dans des marais ou des cours d'eau, tantôt s'arrêtait sur d'énormes rochers grisâtres qui encombraient le sol. »

Les deux clans « arrivèrent enfin sur le North-Inch, belle plaine bien nivelée.... Cette plaine est arrosée d'un

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