L'Artiste, septembre 1882, p. i85 et sq
s'en retournait à Zurich, et espagnol, avec un colonel Duarte, qui va par la Savoie rejoindre don Carlos, en avait conclu que je savais l'allemand. »
Mais par ailleurs combien de fois a-t-il montré qu'il était capable, en la matière, de lourdes bévues et d'ignorances d'écolier !
Dans la note Vil des Orientales, il adopte sans contrôle les contresens de son frère Abel, comme, en 1846, il fera siens ceux de Jubinal.
En traduction de ce passage de Rodrigo en el campa de
batalla :
Las armas llevan abolladas, Que cran de gran pedreria.
Abel donne cette phrase : Les armes sont faussées par les pierres qui les ont frappées. Le sens est : 11 porte ses armes bosselées, ses armes qui étaient couvertes de pierreries. Abel Hugo a mal construit la phrase espagnole, confondu eran avec estahan et donné à pedreria un sens que ce mot n'a pas.
Dans la XP note de ces mêmes Orientales, Hugo fait des observations fantaisistes sur le vieil espagnol qu'il confond avec le portugais (Joan pour Juan').
Dans Ruy Bias, M. Morel-Fatio l'a dénoncé nommant un personnage Monsieur Droit-de-passage-des-troupeaux : Montazgo; ou bien écrivant Caramanchel pour Carabanchel « comme on dirait vl/onZ/we/Z/e pour Montmartre^ ».
M. Foulché-Delbosc^ signale l'étrange manière dont il écorche certains noms. Alcacavapour Al Gazaba et dulcaines (c dur rimant avec Africaines) pour dulzaines.
11 fait une faute du même genre en sens inverse lors-
1. Je dois ces deux remarques sur les^otes des Orientales à M. Tanty, professeur d'espagnol au lycée Hoche.