‹ Le moyen âge dans La légende des sìecles et les sources de Victor HugoChapitre 51 sur 303 · Bévue hispanique, mars · texte numérisé non relu

Bévue hispanique, mars

qu'il écrit dans le Romancero du Cid^ Babieça pour Babieca.

En 1843, ses notes de voyage révèlent des ignorances plus grandes encore.

Passant à Tolosa, il inscrit naïvement sur ses albums des notes de ce genre : « Que veut dire la Virgen del Ampara ' ? d

On peut se demander s'il a bien lu : en bon espagnol, on dirait : Virgen del Ampara^ ce qui signifie simplement la Vierge de Bon Secours : le plus inexpérimenté des débutants l'aurait compris.

Autre question qui ne dénote pas moins d'incompétence :

« Je lis Vinscription :

Quai fuere el padre y la madré Hijos e hijas seran taies.

« Pourquoi E et non Y- ? «

Le changement en e de la conjonction y devant les mots commençant par i ou lii est une règle élémentaire de la grammaire espagnole.

Ajoutons que la bibliothèque de Guernesey, à l'exception d'un dictionnaire de la langue castillane, acheté peutêtre seulement en 1866 pour \ Homme qui Hit^^ ne contient aucun livre en langue espagnole, alors qu'on y trouve des livres anglais, allemands, portugais, voire même un livre chinois.

On ne saurait donc affirmer que le Romancero du Cîd ait eu sa source, lorsqu'il fut écrit, en i856, dans une lecture du texte espagnol. Nous doutons même que V. Hugo ait, avant cette date, pris aucune note sur le texte.

A quelle traduction faut-il faire remonter les souvenirs de V. Hugo. — Mais, en revanche, nombreuses étaient les études et les traductions, où il a pu, avant i856, puiser les quelques

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