Creuzé de Lesser. Les Romances du Cid, i836, IV, p
— sodé Chateaubriand (1826), et je passerai sous silence les Études sur r Espagne d'Emile Deschamps (1828) où il n'est pas question du Cid, mais où la pièce des Brigands a fourni, sans doute, au poète l'idée de l'attitude finale de Roland dans le Petit Hoi de Galice.
En i83o, le chevalier de Regnard' reprenait la tentative de Creuzé de Lesser, et, renchérissant sur le genre troubadour de ses prédécesseurs, il édulcorait encore l'œuvre espagnole par un raffinement de pudibonderie aussi déplacé que maladroit. Quand les gendres du Cid hésitent à s'approcher du lion, le Cid les raille de n'oser aller voir si
Si el leon es fembra ô macho.
Le chevalier de Regnard traduit :
« Mais le Cid a voulu savoir
Ce que les lions portent sous l'aisselle.
a J'avais d'abord traduit littéralement », ajoute-t-il en note, « maisj'ai dû me conformer à la délicatesse française en substituant au texte le vers qu'on vient de lire ».
Dans des Souvenirs d'Espagne (i836), un écrivain presque inconnu, du nom de Cornille, analyse avec de nombreuses citations la plupart des romances relatives au Cid, sans prétention à l'esprit et avec un certain respect de la couleur exacte. Le progrès est plus manifeste encore avec Antony Real (1842, qui donne un texte en regard de sa traduction. L'œuvre de Damas-Hinard (traduction du Romancero général) parait enfin en i844 • le second volume est entièrement consacré aux Romances du Cid^. C'est de beaucoup le travail le plus consciencieux. Un article de Charles Magnin ' attira l'attention du public lettré sur le mérite de cette traduction.
î. Regnard, t. II, p. 17. Romance 147-
2. CoRMLLE. — Souvenirs d^ Espagne. Paris, A. Bertrand, i836. a vol. in-S"; AxTOT Real : Le Romancero du Cid. Paris, Baudry, i842f i vol. — Damas-Hinard : Le Romancero général. Paris, Delahayes, 1844. 1 vol.