Paris, Cadot, in
œuvres de Hugo, prêtait son crayon à l'Espagne pittoresque^ artistique et monumentale de G. de Cuendias'; Boucher de Perthes, qui n'omit jamais d'envoyer à Hugo ses moindres éditions, ne dut pas manquer à la règle le jour où il écrivit son Voyage en Espagne et en Angleterre-. La Reviie des Deux Mondes pouvait, elle aussi, tenir V. Hugo en haleine : A. de Valonv publiait V Andalousie à vol d' oiseau [\^ nowemhTe 1849). J.-J. Ampère, ses Impressions de voyage (i5 février i85o) et John Lemoinne dans ses Impressions contemporaines : Quelques jours en Espagne : Madrid et Valence (i5 juillet i858) ^.
H n'y a pas lieu de s'arrêter longtemps sur ces productions. Entre la fin de i843, et le départ pour l'exil, Victor ' Hugo a des préoccupations étrangères à la poésie. Il n'a presque rien écrit pendant cette période. Des soucis personnels et politiques l'ont absorbé. Le jour où il s'est remis au travail, c'est pour écrire un roman social, Les Misérables^ interrompu parla Révolution de février.
Les études sur l'Espagne que possédait V. Hugo à Guernesey . — Il ne faut rechercher les sources des lectures de V. Hugo que dans les livres qu'il possédait à Guernesey. Ils étaient bien peu nombreux. C'étaient la Porte du Soleil de Roger de Beauvoir, les Pyrénées du baron Taylor, et plus que vraisemblablement, Tra los Montes de Théophile Gautier '*.
Excluons même ce dernier. Si le ton et le style de Théophile Gautier ne sont pas, dans la description, éloignés du ton et du style habituels à V. Hugo, tout au moins Hugo
1. Paris, rue Richelieu, in-8. Par l'intermécliaire de Nanteuil, Hugo dut connaître cette publication.