‹ Le Moyen Âge et la RenaissanceChapitre 17 sur 78 · PATOIS DE SAINT-MAURICE EN VALAIS · texte numérisé non relu

PATOIS DE SAINT-MAURICE EN VALAIS

On nomo aveive dous meniots ; don le pie djouveno a det à son père : Baille mey le bin que me dey venir.

Tous les Patois français du centre, du nord, de l’est ou de l’ouest, offrent la même ressemblance avec les Patois méridionaux ; dans les Vosges, on chantait au Moyen Age les chansons de Thibault le roi de Navarre, où abondaient les expressions purement romanes ;

Mauvais arbre ne peut florir.

On récitait, aux veillées des châteaux et des villages, ces vers du Fabliau de la châte^ laine de Coucy et de l’ermite qui s’enivre :

Tant vos ain et vos prie bonnement

Ne por oire ne puis estre amouroux.

Nus jenolz à terre se mist.

Le dialecte de Metz était enrichi, à la même époque, par des expressions caractéristiques qui, existant seulement au midi de la Loire, attestaient, de la façon la plus éclatante, l’étroite parenté des deux familles de Patois.

Trop friand à manger la soupe

Scchauldc la langue et les pattes (lèvres, de potus, boisson).

(C'AroniQiue de la noble de Uetz.)

Avec tous des hostieux servants ou fait de taverne est assavoir nappes, pois, mesures, hanaps, bans, taüls (tables).

(Chirographe du 25 févri«r 1590.)

Ce dernier exemple est précieux, en ce sens qu’il prouve que les Patois du nord su-

PATOIS DE DELEMONT (CANTON DE BERNe).

In baume avait doux fès ; le pus d’jeune de doux prayel son père de yi bayie lè pait quel povar prétendre.

Page 1