‹ Le moyen age médicalChapitre 40 sur 89 · TetraJnbton II et IV · texte numérisé non relu

TetraJnbton II et IV

que des choses sacrées ne doivent pas être profanées.

Contre la goutte, le même Alexandre de Tralles recommande ce vers d’Homère :

TstÇïjxej î)'a.yopn, -jtzo o’îoto •ju/ï'z-'i yaia.

Ou bien de faire graver sur une feuille d’or, au déclin de la lune, les mots fJLSl, O f, VJ , pop, fop, ta;, ç«, Çwv... Il conjurait par les mots Icio, Scibaoth, Adonaï, Eloi, une plante qu’il employait dans la même maladie. Dans les fièvres quotidiennes, il conseillait une amulette qui consistait en une feuille d’olivier, sur laquelle on écrivait avec de l’encre KA. POI. A. fi

Au xme siècle, Hugo de Lucques faisait dire un Pater noster et différentes prières adressées à la Trinité, pour guérir les fractures des os. Mais, dans le siècle suivant, c’est l’astrologie qui remplace la magie et la superstition religieuse. Arnauld de Villeneuve attribue à chaque heure de la journée une vertu particulière qui influe, selon la décision de l’horoscope, sur différentes parties du corps. On ne peut, suivant Arnauld, dit Sprengel, pratiquer la saignée qu’à certains jours, lorsque telle ou telle constellation a lieu et non d’autres, mais c’est surtout sur la position de la lune qu’il faut porter son attention. Le temps le plus favorable à la saignée, c’est quand elle se trouve dans le signe du Cancer; mais la conjonction de celui-ci avec Saturne est nuisible à l’effet des

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