Remigiüs. Demonolalriae libritres , Lugd. 1595 p
aveux qu’il prétend avoir reçus d’elles. Il dit : « Hic igitur, sire vir incubet, sive succubet fœmina , liberum in utroque naturœ debet esse officium , nihilque oninino interce dere quod id vel minimum moretur atque impediat, si pudor, metus, horror, sensusque aliquis acrior ingruit ; il'icet ad irritum redeunt omnia e lumbis, affœcique prorsus sit ncttura. »
A propos du jugement de quatre filles des Vosges, d’après les confessions de celles-ci, qui se nommaient Alice, Claudine, Nicole et Didace, Nicolas Rémy dit encore : Alexia Drigœa recensuit dœmoni suo pœnem, cum survigebat tantum semper extitisse, quanti essent subices focarii, quos tum forte praesentes cligito demonstrabat ; scrotc, ac coleis nullis inde pendent ibus.
Claudia Fellaea expertam esse se sœpius instar fusi in tantam vastitatem turgentis, ut sine magno dolore contineri a quantumvis capace muliere non posset.
Cui astipulatur et illud Nicolaeae Moreliae, conquerentis sibi, c/uoties a tam misero concu bitu discedebat, decumbenduin per inde fuisse, ac si diutina aliqua, cic vehementi exagitatione fuisse t debilitata.
Retulit et Didatia Miremontana, se, licet virum multos jam annos passa esset, tamen tam vasto, turgidoque dœmonis sui inguine extensam semper fuisse, ut substrata lintea largo cmtore perfunderet . Et commuais fere est omnium querela, perinuitas se a dœmone suo comprimi, non prodesse tamen quod obluctantur. »
Ces filles étaient-elles atteintes de cette complexité d’hallucinations des sens, ayant pour résultat de faire croire aux malades qu’elles sont possédées par un être surnaturel qui les oblige à abdiquer leur libre arbitre en sa faveur ? N’étaient-elles que de vulgaires prostituées atteintes de délire nymphomaniaque ? On ne peut rien affirmer, si ce n’est que la prostitution entrait pour beaucoup dans les histoires de possession par les incubes.
A côté du Sabbat imaginaire où se rendaient les véritables hallucinées, il faut bien savoir qu’il y avait des maisons de prostitution, dirigées par de vieilles proxénètes, où se tenaient, à la nuit, les grandes assises de la débauche. Ces véritables sorcières se vantaient de leur science magique, de leurs relations avec les démons, mais en réalité elles ne connaissaient que les préparations de quelques drogues stupéfiantes dont elles faisaient tout le mauvais usage possible. Elles avaient passé toute leur existence dans le vice ; et leurs passions, au lieu de s’éteindre, s’étaient exaltées avec l’âge. « Avant d’être sorcières, disait le professeur Thomas Erastus, ces lamies étaient libidineuses, et elles le deviennent de plus en plus dans leurs rapports avec le démon h »
Pierre Dufour (le bibliophile Jacob) s’est livré lui aussi à de très longues et très savantes recherches sur les rapports de la sorcellerie et de la prostitution II a recueilli