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De relardandis seneclulis accidenlibus

LES MÉDECINS AU MOYEN AGE

magicien et sorcier par ses propres confrères en religion, il fut condamné à la prison perpétuelle, d’où il ne sortit que quelques années avant sa mort, laissant des écrits sur presque toutes les parties de la science.

Ce ne fut cependant que plus d’un siècle après ces deux grands hommes, que les sciences médicales commencèrent à prendre leur essor.

L’anatomie proscrite par la Catholicité, avait un instant repris sa place dans les études, vers le milieu du xiii° siècle, grâce à la protection de Frédéric II, roi des Deux- Siciles. Mais un édit du pape Boniface VIII. publié en 1300, défendit de nouveau les dissections, aussi bien en Italie que dans les autres contrées soumises à son autorité sacerdotale. Cependant en 1316, Mondinus, appelé le restaurateur de l’anatomie, étant professeur à l’Université de Bologne, eut le courage de disséquer deux cadavres en public. Il en publia ensuite une description qui eut au moins l’avantage, a dit Sprengel, d’avoir été faite d’après nature, et qui mérita d’être préférée à tous les livres d’anatomie publiés depuis Galien '.

Quelques années plus tard, les préjugés contre l’inviolabilité des cadavres disparaissaient aussi en France et les dissections anatomiques étaient autorisées dans les Facultés de Paris et de Montpellier. Henri de Hermondaville, Pierre de la Cerlata et Nicolas Bertrucci se distinguèrent particulièrement

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