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Analome omnium humant corporis intemrum membrorum

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pendant le xiv0 siècle par leurs travaux anatomiques et tracèrent ainsi la voie scientifique aux Vésale, Fallope, Eustaclie, Fabrice d’Aguapendente, Sylvius, Plater, Varole, de laTorre, Charles Etienne, Ingrassias, Arantius du xvie siècle.

Dès lors, le monopole de la pratique médicale échappa à l’autorité ecclésiastique. 1

En 1452, le cardinal d’Estouteville, chargé par le pape Nicolas V, de réorganiser l’Université de Paris, obtient la suppression du célibat, « comme chose impie et déraisonnable », pour un médecin.

C’est à ce moment que la Faculté clés Physiciens renonçant à l’hospitalité de l’Université va s’installer dans une maison delà rue de la Bùcherie, qui lui est gracieusement offerte par Jacques Desparts, médecin du roi. Elle tint aussitôt un registre de ses actes, qui devinrent plus tard les Commentaires cle la Faculté. Et déjà confiante dans sa force et dans son avenfr, elle faisait graver sur son écusson ces mots : Urbi et Orbi Salus, en se déclarant la gardienne des mœurs antiques : Veteris discipliner retinentissima. Bientôt même le doyen obtenait de la royauté le droit de battre monnaie : les mérciux, distribués aux docteurs pour leur assistance aux actes publics, portaient l’empreinte de

1. Un des résultats des croisades, fut d’étendre la liberté civile et de provoquer le tiers-état à l’étude des sciences. Aussi vit-on un plus grand nombre de laïques embrasser la carrière médicale, à cette époque. En revanche, les croisés rapportèrent d’Orient un penchant prononcé pour le merveilleux et notamment pour les sciences occultes.

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ses armes ; et Guy Patin allait jusqu’à les faire frapper à son effigie, en 1632.

L’autorité royale voulut encore s’associer davantage aux efforts de la Faculté, pour attirera celle-ci la jeunesse studieuse. Car ce fut dans cette pensée que plusieurs ordonnances reconnurent aux médecins le droit à la noblesse et au blason. — Ils ôtaient exempts, pour ce motif, d’impôts et de contributions, « attendu que le roi, c’est Louis XIV qui parle, ne veut priver de cette marque d’honneur les personnes de lettres et autres qui, par la noblesse de leur profession et de leur art, ou par leur mérite professionnel, tiennent un rang d’honneur et de distinction. 1 »

D’ailleurs, les plus grands noms de France, étaient inscrits sur les registres de la Faculté. Citons : de Prades, de Mersenne, de Saint-Yon, de Montigny, de Mauvillain, de Sartes, de Revelois, de Bourges, de Monstrœil, de Farcy, de Jouvency, etc. Il ne faut donc pas s’étonner si la Faculté fut si longtemps et si profondément attachée à la royauté à laquelle elle devait sa liberté et sa réputation.

Le doyen, qui, avant le xme siècle ne portait que le titre de Magister scolorum, administrait la Faculté sans contrôle et était reconnu par tous les docteurs, comme le chef

1. L’ordonnance de Louis XIV fut rendue à propos d’un procès que firent les médecins aux traitants d’un fermier-général qui voulait faire payer au corps médical de Lyon les impôts dont la noblesse était exempte, par la loi.

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hiérarchique de la corporation ; mais il était Pélu de tous les docteurs, et souvent choisi en dehors des professeurs de la Faculté. Cette haute fonction était donnée au plus digne ; et c’était justice.

Cependant, au-dessus du doyen, il y avait le premier médecin du roi, qui était assimilé aux grands officiers de la couronne, ayant droit aux mêmes privilèges et aux mêmes honneurs, recevant, à son entrée en charge, le titre de comte, avec transmission héréditaire dans sa famille, et celui de conseiller d’Etat, dont il portait le costume et les insignes. Il était reçu, quand il venait à la Faculté, par le doyen et les bacheliers, car il était aussi le grand maître de l’hygiène et de la médecine légale du royaume; il nommait à toutes les places et charges médicales, notamment à celle d’experts en justice.

Sous Charles VIII, Adam Fumée et Jean Michel siégèrent au Parlement comme conseillers ; Jacques Coictier, médecin de Louis XI, fut président de la Cour des Comptes ; Fernel, le mathématicien célèbre et le non moins célèbre médecin, mérita de devenir le conseiller intime d’Henri II en même lemps qu’Ambroise Paré, chirurgien de ce roi et de ses deux successeurs ; F. Miron, enfin, devint ambassadeur d’Henri III.

Plus tard, on vit Vautier, médecin de Marie de Médicis se faire le chef du parti des mécontents et aller à la Bastille expier ses velléités politiques. Peut-être Valot, Daquin et Fagon, médecins de Louis XIV furent-ils trop courtisans, mais en revanche ils furent

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souvent les grands dispensateurs des grâces royales.

Parmi les indépendants, nous citerons Guy Patin, l’ami intime du conseiller Lamoignon et Gabriel Naudé, qui fut recherché de tous les lettrés et les érudits de son temps.

Dans ces conditions, les études médicales netardèrentpas àentrerdans une phase nouvelle. On leur donna une durée de six ans ; puis elles furent contrôlées par des examens, dont la clinique malheureusement était exclue, examens correspondant aux grades de bachelier et de docteur, — et finalement par « l’acte de triomphe » ou la thèse, avec la prestation du serment hippocratique.

Le grade de bachelier existait depuis la fondation de l’Université de Paris. Les baccalaurei ou bachalarii 1 furent toujours les étudiants au titre doctoral. Les aspirants au baccalauréat en médecine devaient présenter le diplôme de maître-ès-arts ou en philosophie et une attestation de quatre années d’études à l’Université.

Après des épreuves nombreuses, ils prêtaient, au moment de leur réception, le serment suivant :

1° Vous jurez d’observer fidèlement les

1. Bachelier était autrefois un titre de chevalerie et un titre universitaire. On le considérait généralement comme dérivé du bas lat. bachalavius. Bouillet lui-même donne cette origine, quoiqu’il affirme qu’il n’a été introduit dans notre langue qu’au xvie siècle. Cependant, on désignait, en langue romane, sous le nom de bacheler ou bachelard , le jeune homme, l’adolescent, apprenti soit dans le métier des armes, soit dans les sciences et les arts, par conséquent l’aspirant, l’étudiant, le novice.

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secrets d’honneur, les pratiques, les coutumes et les statuts de la Faculté, de tout votre pouvoir, et quoiqu’il arrive, de n’y contrevenir jamais ;

2° De rendre hommage et respect au doyen et à tous les maîtres de la Faculté ;

3° D’aider la Faculté contre quiconque entreprendrait quelque chose contre ses statuts ou contre son honneur, et surtout contre ceux qui pratiquent illicitement, comme aussi de vous soumettre aux punitions qu’elle inflige en cas de faute ;

4° D’assister, en robe, à toutes les messes ordonnées par la Faculté

5° D’assister aux exercices de l’Académie et aux argumentations de l’Ecole pendant deux ans ; de soutenir une thèse sur une question de médecine et d’hygiène; enfin d’observer toujours la paix et le bon ordre, et un mode décent d’argumentation dans les discussions scientifiques prescrites par la Faculté.

Le serment était lu en latin parle doyen et les condidats répondaient : Je le jure à chaque article.

A côté des médecins, mais sur un plan inférieur, il y avait les chirurgiens et les barbiers. Ils avaient été créés, sous les noms de mèges et de mires, par les moines-médecins, qui ne pouvaient, d’après les canons, se livrer aux opérations chirurgicales : Ecclcsia abhorrât a sanguine. Résumons leur histoire.

Lorsque le collège des médecins fut adjoint, au xiie siècle, à l’Université de Paris, il avait été spécifié, par les autres facultés

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que les chirurgiens n’en feraient pas partie. Ceux-ci ne possédaient d’ailleurs aucune considération. Ils tenaient boutique, couraient les rues et la campagne avec leurs boîtes sur le dos, et n’avaient pour aides que des barbiers hâbleurs encore plus illettrés qu’eux.

Grâce à la protection de Jean Pitard, chirurgien de saint Louis, ils avaient cependant réussi à se former en corporation laïque, au commencement du xme siècle, en 1271, sous le patronage de Saint-Côme. Leurs réunions avaient lieu dans le charnier de l’église des Cordeliers. Ils avaient les mêmes privilèges que les magistri in physica. C’étaient les chirurgiens à robe longue.

A la fin de ce siècle, Lanfranc obtenait de Philippe-le-Bel l’autorisation de réorganiser l’enseignement avec le droit de délivrer des grades comportant l’exercice de l’art chirurgical. Les études étaient essentiellement pratiques ; elles exigeaient plusieurs années de stage soit à l’Hôtel-Dieu, soit auprès d’un chirurgien de la ville, et une certaine instruction littéraire préalable. De même que les docteurs, les maîtres chirurgiens portèrent alors la robe et le bonnet. C’était un grand succès.

Malheureusement pour eux, les barbiers du xivc siècle obtinrent, à leur tour, un édit de Charles V, qui reconnaissait leur corporation et les autorisait a pratiquer la saignée et la petite chirurgie. La Faculté, jalouse du collège de Saint-Cùme, encouragea de tout son pouvoir la concurrence des barbitonsores

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aux maîtres chirurgiens. Elle fonda pour eux des cours spéciaux d’anatomie, faits en français. à la condition de rester toujours en état de soumission vis-à-vis d’elle. Les barbiers promirent; mais, un jour, ils se crurent assez forts pour secouer le joug de la Faculté. C’était en 1593 ; et cette même année, un arrêt du Parlement leur enleva tous les privilèges qu’ils avaient obtenus de Charles V.

On ne badinait pas avec la Faculté.

Le collège de Saint-Côme, débarrassé des barbiers, réclama alors le droit de faire partie de la Faculté. Une ordonnance de François Ier lui donna raison. Les lettres patentes disaient :

« Il est ordonné que lesdits professeurs, » bacheliers, licenciés, maîtres en icelui art, » mariés et non mariés, jouissent de tels et » semblables privilèges, franchises, liberté,

» immunités et exemptions, dont les éco- » liers, docteurs régents, et autres gradués » et suppôts de notre Université, ont accou- » tumé de jouir et user. »

Malgré l’ordonnance royale et la confirmation des privilèges accordés aux chirurgiens par Henri II, Charles IX et Henri III, la Faculté refusa d’ouvrir ses portes à ses mortels ennemis. Et Louis XIV lui-même dût renoncer à faire fraterniser St-Côme avec St-Luc.

Les chirurgiens durent donc continuer, sous peine d’amende, à tenir boutiques ouvertes portant pour enseigne les trois petites boîtes sacramentelles, soutenues par une fleur de lis d’or, à n’avoir pour sujets de leurs dissections que les cadavres des sup-

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pliciés dont les apprentis allaient s’emparer de force à la place de Grèves, malgré les droits delà Faculté, enfin à subir de nouveau la concurrence des barbiers. Car ceux-ci n’avaient pas tardé à renouveler leur ancienne alliance avec la rue de la Bûcherie, qui déjà avait essayé de les remplacer par les étuvistes.

Alors, pour mettre fin à la lutte, le collège de St-Côme eût la fâcheuse idée d’ouvrir ses portes aux barbiers et de les reconnaître comme membres de leur corporation. Un an plus tard, en 1660, la Faculté demandait que les chirurgiens, déconsidérés par l’admission dans leurs rangs des barbitonsores, lui fussent soumis, déchus du droit de porter la robe et le bonnet, et de délivrer des grades. Et la Faculté obtint gain de cause.

Comme complément indispensable du personnel médical, nous avons maintenant à parler des apothicaires et des étuvistes.

Le patron des apothicaires était Saint- Nicolas. Ils appartenaient à la corporation des épiciers où ils étaient représentés par trois membres. Leur bureau était au cloître Sain te-Opportune.

L’inspection des boutiques des apothicaires de Paris et des faubourgs de Paris avait lieu tous les ans, par les trois membres des gardes élus de leur bureau, assistés de deux docteurs. Ils étaient tenus à quatre années d’apprentissage et à six années de stage. On leur faisait subir ensuite deux examens ou épreuves, et finalement cinq préparations comme grand chef-d’œuvre, en présence de

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maîtres apothicaires et de deux docteurs. Malgré leur serment ' de se soumettre-aux prescriptions médicales et de ne pas délivrer de médicaments sans ordonnance, il leur arrivait assez souvent de vendre sans autorisation doctorale , des purgatifs et autres drogues à leurs clients, ce qui amenait des contestations fréquentes avec la Faculté, toujours jalouse de sa suprématie et de ses prérogatives. Cependant il faut dire qu’ils n’enfreignaient jamais le règlement relatif à l’examen des substances médicamenteuses, d’après lequel ils ne pouvaient faire entrer celles-ci chez eux, avant qu’elles aient passé par le dépôt central du cloître Sainte-Opportune.

Quant aux étuvistes, ils appartenaient à la classe la plus méprisable des empiriques. Leur histoire est intimement liee à celle des habitudes balnéaires introduites dans les Gaules parles Romains, — habitudes qui persistèrent jusqu’au xvie siècle.

Les thermes construits par les anciens et détruits par les barbares, ne tardèrent pas à reparaître au moyen âge sous les noms de bains et d’étuces (de stuphae , fourneau). Ces établissements étaient constitués à la manière des boutiques des barbiers où l’on se lave, où l’on transpire, où l’on ventouse. Tout le monde alors prenait des bains, jusqu’aux moines. Presque chaque couvent avait sa salle de bains, où les indigents se baignaient

L ^oir le serment des apothicaires chrétiens et craignant Dieu, prêté devant le Procureur général au Chablet. Jean de Renou. Institution pharmaceutique 1626.

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et se faisaient appliquer des ventouses sans aucune rétribution.

On se baignait avant de recevoir la chevalerie. Lorsqu’on donnait un festin chez soi, il était de galanterie d’offrir le bain, surtout aux dames. Et quand Louis XI allait souper chez les bons bourgeois de Paris, il trouvait toujours un bain chaud qui l’attendait; enfin, comme une pénitence sévère, la défense des bains formait une partie de l’excommunication de Henri IV

Paris avait une quantité considérable de bains. Dès le point du jour, des crieurs placés dans la rue pour annoncer que les bains étaient chauds, invitaient les passants à entrer. Vers le temps de Charles VI, les .maîtres de ces établissements joignirent à leurs bains des étuves, et ils prirent ainsi le nom d’étuveurs ou étuvistes, qu’ils portaient encore, il y a un siècle.

Il y eut dans le principe des étuves spécialement consacrées aux femmes, d’autres réservées au roi et aux seigneurs de la cour.

Un règlement de police avait fixé le prix de l’entrée des étuves : deux deniers parisis (20 centimes environ), pour ceux qui s’étuvaient seulement, quatre deniers pour ceux qui se baignaient après l’étuve. Ce prix ne pouvait être augmenté qu’avec l’autorisation du prévôt de Paris.

Pendant les épidémies, les étuves étaient fermées. C’est pour ce motif, « qu’une ordonnance du prévost de Paris, dit Delamare, défend à tous les habitants d’aller aux estuves, qu’après la fête de Noël, lors prochain, à

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peine d’amende arbitraire» ; ces mêmes défenses furent réitérées par arrêt du Parlement du 13 décembre 1553 « à peine contre les étuvistes de punition corporelle. »

Les étuves parisiennes avaient alors un si grand succès qu’un médecin italien du xvô siècle, du nom de Brixanius, qui était venu visiter Paris, en rendait compte dans les vers suivants :

Balnea si calidis queras sudantia thermis,

In claras intrabis aqnas, ubi corpus inungü Callidus, et mullo medicamine spargit aliptes.

Mox ubi membra satis geminis mundata lacertis Lavent et sparsos crines siccaverit, albo Marcida subridens compomt corpora ledo.

Déjà, du temps de saint Louis, le nombre des estuveurs ou estuviers était assez grand pour qu’on leur accorda leur réunion en corps de métier. Presque tous étaient en même temps barbiers ; ils coupaient les cheveux et les cors, rasaient et taillaient la barbe.

Les étuves se multiplièrent surtout à partir du xne siècle, par imitation des coutumes orientales que les croisades mirent à la mode. Mais on n’y voyait que des hommes, des commères et des filles galantes. Les honnêtes femmes refusèrent toujours de fréquenter ces établissements. Christine de Pisan en témoigne par ces lignes : « Aussy, de « baigneries, d’estuves et de commérages « trop hanter à femmes, et telles compagnies, « sans nécessité ou bonne cause, ne sont « que despens superflus, sans quelque bon « qui en puisse venir, et, pour ce, de toutes

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« telles choses et d’autres semblables , « femme, si elle est saige, qui aysme hon- « neur, et eschever veut blasmc, se doibt « garder. »

Les établissements des étuvistes, déjà du temps de Saint-Louis, ôtaient devenus des maisons de prostitution. La police, dans un but d’hygiène publique, avait fait défense d’y recevoir de jour ou de nuit « mesiaus ne mesèles, reveurs ne autre gens diffamez. » Or, mesiaus et mesèles étaient des ribauds et ribaudes atteints de la lèpre.

En Italie, les étuves étaient de même reconnues pour des établissements de débauches tolérés par l’administration; et il en était ainsi dans beaucoup d’autres pays, et notamment à Avignon. Les statuts sinodaux de l’église d’Avignon, de l’année 1441, étendant les dispositions d’une ordonnance rendue par les magistrats civils et applicable aux hommes mariés, interdisaient, en effet, aux prêtres et aux clercs l’accès et l’usage des étuves établies au pont Troucat, qu’ils indiquaient comme le repaire de la débauche publique dans la cité. Ces statuts mêmes contenaient une disposition qui nous a paru fort rare dans la législation du moyen âge : ils frappaient, d’une amende de dix marcs d’argent, les contraventions commises pendant le jour, et de vingt-cinq celle qui avaient lieu pendant la nuit. 1

En 1448, le Conseil de ville d’Avignon s’occupait encore une fois des étuves de la Ser-

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