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Rabutaux, d’après Martêne, Thés, anecd., IV

LES MÉDECINS AU MOYEN AGE

vellerie, mais les beaux jours des femmes dé“ bauchées étaient depuis longtemps passés dans cette ville déchue, et il faut rétrograder d’un siècle pour retrouver le point culminant de leur fortune. Le séjour des Papes, en amenant à Avignon un concours immense de gens de toutes sortes accourus de tous les points du globe, avait été l’occasion d’un libertinage effréné; au témoignage de Pétrarque il dépassait de beaucoup celui de la ville éternelle; et l’évêque Guillaume Durand en traça au Concile de Vienne un effrayant tableau. 1

D’après l’ordonnance d’Etienne Boileau, prévôt de Paris, sous le règne de Louis IX, il était interdit aux barbiers étuvistes d’entretenir des femmes de mauvaise vie dans leurs maisons et de favoriser le commerce infâme de ces malheureuses, sous peine d’être privés de leur office et de perdre en même temps tous leurs outils : sièges, bassins, rasoirs et autres choses appartenant audit métier, qui seraient vendus au profit du roi et de la caisse de la communauté. Mais on sait que l’ordonnance royale de 1254, qui avait pour but de réprimer la débauche publique, ne fut appliquée que pendant deux ans ; et que la nouvelle ordonnance de 1256 rétablit la prostitution légale, qui offrait moins d’inconvénients que la prostitution clandestine.

L’usage des bains publics et les coutumes hydrothérapiques durèrent jusqu’au xvie siècle. A cet époque, et sans aucune raison, on

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