Balcze, Vitae Paparum Avenion .., et Rabotaux
40 LES MÉDECINS AU MOYEN AGE
cessa de s’adonner aux pratiques balnéaires, aussi bien dans l’aristocratie que dans les classes populaires. On en arriva môme à tomber dans le défaut contraire. Les femmes honnêtes, dit de Verville, osaient s’enorgueillir de ne jamais se permettre d’ablutions particulières. Cependant Marie de Romieu, dans son ouvrage ’, les invite à se « tenir bien nette, quand ce ne serait que « pour la satisfaction ne soy mesme ou d’un « mary.... Encore, ajoute-t-elle, ne faut-il « pas faire comme quelques-unes que je « cognois, qui n’ont soin de se tenir propres, « sinon en ce qui paroist à descouvert, se « tenant ordes et sales, au demeurant de ce « qui est sous le linge. Mais je veux qu’une « belle damoyselle se lave bien souvent d’eau « où on auroit bouilly de bonnes senteurs, « car il n’y a rien si certain que ce qui fait « plus fleurir la beauté d’une jeune dame, « est la propreté de se tenir nettement. » Dans un opuscule, publié en 1530, par du Pont de Drusac, on voit, a dit Pierre Dufour, que, nonobstant les lois naturelles delà propreté, les femmes usaient de senteurs plutôt que d’eau claire : elles ne faisaient qu’accroître ainsi la mauvaise odeur qu’elles voulaient déguiser. Du Pont de Drusac dit que quelques-unes, les grasses surtout, portaient des éponges parfumées
Entre leurs cuisses et dessoubz les aisselles,
Pour De sentir l’espaulle de mouton