JÉRÔME
Cher spectateur j toi qui viens ici t'amuse^' dans ta ville natale^ sais- tu ce que l'on va te donner? On va te remémorer les vieux chefs-d'œuvre de Térence*
(tt te redordàn monuments vêtus a Terenti !)
Vous voyez que ce bon Jérôme est datis les excellentes voies de son maître Ghilpéric ; il veiit réveiller la Muse hellénique, et il annonce son intention à tous les Gaulois présents, Germains, demi-Germains et Gallo-Romains qui Técoutent. Il déclare ainsi la guerre
aux représentants de la Muse nouvelle, matérielle et grossière ; aux delusores, aux machinistes.
Alors, du fond de la coulisse, en voici un qui s'élance pour empêcher le directeur de continuer. M. Magnin suppose que ce Delmor était placé d'abord parmi les spectateurs. Pourquoi ? Rien n'indique cette mise en scène et ne justifie cette hypothèse. Quoiqu'il en sojt, le Présent, le temps nouveau sous la forme du Bateleur ou « Delusor », apparaît, fait face au directeur Jérôme et s'oppose à ce qu'il ressuscite le Passé. Bataille entre Jérôme et Th^ence^ qui font l'esprit et le bon goût ; — et le Delusor y le farceur, la prestidigitation ; — la barbarie.
LE BATELEUR
« VeuX'tu te taire, poète antique? Poète antique, veux-tu « te taire ? Vas-tu nous rabâchei* tes vieilles pièces ? vieux ? « Je te le répète, va-fen I Mets dans un coin tes vieilles « muses/ A quoi servent elles, ces vieilles...,? qu^d.,.,/ »
Ici notre bateleur est d'un goût tellement immonde, que l'on ne peut copier môme en note la grossièreté qu'il se permet (1). M. Magnin traduit tout ce morceau tout autrement que nous, peu importe. Le directeur, à qui l'habitude et le commerce des anciens ont enseigné la politesse, reprend avec assez d'esprit :