‹ Le moyen le plus sûrChapitre 19 sur 26 · SCÈNE XVI · texte numérisé non relu

SCÈNE XVI

LE DOCTEUR

Nous lui tirerons deux pintes de sang, ça le réduira.

LE COLONEL

Mais il est imprudent de le laisser seule ici, (Ou frappe.) Et ce jeune homme , s'il allait le tuer ?

LE DOCTEUR

C'est donc un homme qui frappe dans ce cabinet ?

LE COLONEL

Ah ! je vais pourvoir à cela. Sapeur ! (Pinson paraît.) Va te mettre en faction à celte porto, le sabre à la main. Empêche le commandant Dutac d'en approcher, et s'il veut employer la violence, montrc-liii la pointe; mais ménage-le, car la tête n'y est plus.

PiNSON.

Sulht. mon Colonel. Il paraîtque c'est comme moi quand je sors, le soir, de chez la mère Papotte : allumé !

(Il va se mettre en

faction devant droite.)

la porte de

ENSEMBLE

Ain des Cbevau-Légers.

LE COLONEL

Il est temps que cela finisse , Venez, docteur, le cas est fort pressant ; £spérez-vous qu'on le guérisse En lui tirant un peu de sang.

LE DOCTEUR

Il est temps que cela finisse, Le cas pour moi n'est pas embarrassant; Il suffira, pour qu'il guérisse.

Que je lui tire un peu de sang.

DUTAC.

Il est temps que cela finisse, Le cas pour moi devient emjjarrassant, Car ce docteur, que Dieu maudisse, Est prêt à me tirer du sang.

• PINSON

Il faudra bien que j'obéisse.

Mais le devoir peut-être embarrassant.

Si r major joue avee 1' service, J' s'rai forcé de lui tirer du sang.

(Le Colonel et le Docteur sortent.)

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