SCÈNE XVI
PINSON, PUTAC; puis, JULES DARCY.
DUTAC.
Ils sont partis! vite, profitons du moment où je suis seul, (il va fermer en dedans, avec la targette, la porte du fond et celle d'Adèle, puis il S'approche de Pinson.) Otc-toi de là !
PINSON
Je suis en faction. Commandant : immobile à mon poste.
DUTAC.
Veux-tu te retirer, ivroî^iie !
PINSON
Commandant, vous venez de dire une parole!., heureusement que vous n'êtes pas en état de grâce.
Oh ! je te forcerai bien à déguerpir.
I (Il le prend par son baudrier et le tire en avant.) PINSON, résistant.
Commandant, je suis un homme sacré, une sentinelle. . . vous passerez au conseil de guerre. . . Commandant, lâchez-moi ou je pique...
(Il présente la pointe de son sabre; Dtitac, qui a glissé la dedans la serrure, la tourne; la porte du cabinet s'ouvre en dedans, et Pinson qui s'appuyait sur elle, tombe dans l'intérieur les quatre fers en lair. Jules Darcy s'élance sur le théâtre; Dutac referme la porte à clef. )
JULES
Enfin, me voilà libre!., nous allons voir!.. (Il s'avance vers Dulac.) Commandant...
DUTAC, arrêtant son bras.
Chut, conscrit!., et pas de gestes!... Connaissez-vous Adèle Dorgebray.
JULES
Adèle Dorgebray !
DUTAC.
Vous la connaissez, n'est-ce pas?., eh bien! elle est là, dans cet appartement.
JULES
Qu'ai-je entendu ?
DUTAC.
Oui, elle est là!., mais c'est aujourd'hui ma-'iame de verrières! la femme de votre colonel!.. Me coaipreiiez-vous, à prosonl?
JULES
Ah !.. vous m'avez tué!