‹ Le muet drame en six actesChapitre 36 sur 55 · SCÈNE VIH · texte numérisé non relu

SCÈNE VIH

Lis Mêmes, DELATOUR.

CLÉMENCE, allant à lui.

Ah ! tous pouvez vous défendra, n’est-ce pas ?

DKLaTOUR.

Oui, Clémence, je puis confondre la haine... (A la Marquise.) Je ne vous ai jamais écrit, madame, ot co n’est pas à moii| ue vous avez répondu.

clfmbkcr, avec bonheur.

Ah ! ce qu'il dit doit dire vrai... oui... oui, c'est vrai !

LA IIAUQUISB.

Insensée t il ne craint pa- que monsieur do Nangi* vienne lo démentir, il l’a tué !

DRLATOUR.

Dieu a été juste, Nangis *st mort... mais sa complice, votre femme de chambre, vous avfiii accompagnée ici. Tout b l'in uro j'ai pu la voir, l'interroger; j'ai pardonne à son repentir, et lui ai permis de quitter cochât* au. Voici co qu'eu partant elle vous écrit, madame.

la marquise, prenant la lettre.

A moi. (S'arrêtant au moment où elle va fo«mr.) Ah ! mon Dieu ! qu’éprouré-jo donc?.. Uno douleur soudaine... et puii. J'ai comme un voi^sur les veux.

phlatour, reprend Ut lettre et la donne à Clémence.

Lisez !.. lisez, Clémence !.. ce sera son châtiment. la MàtiQi'isB, s'appuyant à «ue chaire.

Oui, lisez, ma sœur... je souffre., mais j'écoute 1 j’écoute t

clkmekcb, lisant,

c Madame, je fus bien coupable, et je vous quitte, car la vérité » vous étant connue je no pouvais plus me montrer h vos yeux. » C* lia vérité qu exige de mm monsieur IVlatnur, la voici toute » entière. Monsieur de Nangis s’était flatte d'obtenir voire » amour, vous l’avez repousse... il me plaça près du vous pour » sui veiller vos actions et [lénéttvr vos sentiments... jo devinai

• que monsieur Delà tour ne vous était pas indifférent... j'en

* instruisis celui qui me payait pour Être voir» espion... il tous Récrivit eu secret et m'ordonna do vous diro que ces lettres vo- » noient do monsieur Delalour.. Ainsi, quand vous croyiez rén punir»! a l’un, c’est b l'aunu que jo portais vos réponses.»

LA HAHQCISS.

Assez, ma sœur, assez!

Et maintenant, §1 jo mo suis battu avec cet homme, c’est que pour venger son amour dédaigné, il avait osé su vanier «levant moi d'uu rendez-vous donné par uno femme imprudente. J’étais le protégé du mari de celte femme. J’ai cru do mon devoir do défendra l’honneur de madame de l'ermont; provoqué par moi, monsieur du Nangis tomba mortellement blessé; si près du la tombe on n’ose plus mentir. Monsieur do Nangis m'avoua tout, et mo tendit vos lettres Haineusement obtenues, niais loyalement reconquises l'épce à la main. Si vous avez ign ré tout C* ta, c’est qu'il ne me fut pas peint» de vous voir, de vous écnro; arrête chez moi le soir mémo je (us condamne ;• l'exil. Vous savez tout; maintecanl, madame, dites qui lut uu lâche do monsieur du Nangis ou de moit

LA MARQUISE, SUfCOmfanJ.

Ma sœur, Defofonr, pardonnez- moi 1

clémence, apercevant Rosine qui entre.

Que faiics-Tous?.. Ma sœur, ou peut voua voir, on peut vous entendre.

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