MADELEINE, JACQUES
MADELEINE, firnûfrmrnf.
Us vous ont donc condamne, Jacques?
Oui, à payer cent êcus... ccn» ècus pour un lapin qui valait bien six sous.
MADELEINE
Non; mais pour avoir désobéi à la loi...
JACQUES
Hum! la loi... Tiens, laisse-moi boire pour m’étourdir.
. Madeleine.
Jacques, mieux vaudrait songer à payer cetto amende.
Jacques.
J’y songe aussi... et pour ça...
MADELEINE
Pour ça, tu es résolu b changer do conduite, n'est-ce pas? à | reprendre ton élat... tu étais habile et tu gagnais facilement un écu par jour, lu travailleras, Jacques, moi j’irai voir les magistrats, j'obiiendrai du temps pour nous acquitter, et... i
JACQUES
Ça n'est pas les Robins que tu iras voir, mais madame do ' Grandpré.
MADELEINE
Madamo do Grandpré?
JACQUES
On m’a dit là bas qu’elle était revenue. F.llo avait do l'amitié pour toi... il faut qu’elle to le prouve; il faut qu’elle paye pour moi.
J’irais demander de l’argent à celle que nous avons si indignement trompée; h celle qui depuis quatorze ans pleure h causo de nous... Non, non! co serait lâche... ce serait infâme... Jo n’irai pas!
Jacques, se levant furieux.
Tu iras, Madeleine, tu iras, ou sinou... (Il a la bouteille à la main et la lève au-dessus de la tête de Madeùittc : Mcdrleine jette un cri; à ce cri, Maurice accourt et se jette entre Madeleine et Jacques; Madeleine se place tout de suite entre eux.)