ACTE PREMIER
CAMILLE, avançant à regret.
Oui, maman.
MADAME DURAND, i M. d» Beauclùleau.
Elle est jeune.
DE BEAUCHATEAU, à madame Durand.
Il est un peu timide.
GÉRARD, qui regarde Camille 1 la dérobée.
O Dieul qu’elle est jolie 1
CAMILLE, mime jeu.
O Dieu ! qu’il est stupide.
Je ne soufflerai mot, puisqu’on m’y fait aller...
GÉRARD, i part.
Que lui dire? Ah! bien sûr ie ne pourrai parler.
Quel tourment! mieux vaudrait le pal ou bien lacangue; J’ai les pieds en coton et du plomb sur la langue!
DE BEAUCHATEAUj à ion fils, qui n'ose avancer.
Eh bien, Gérard !
MADAME Dl’RAND, même jeu.
Camille!
(Camille et Gérard se donnent le bras sans se regarder et sortent presque dos à dos.)
. MADAME DCRAND, les regardant aller.
Ils s’en vont triomphants!
DE BEAUCBATEAU, même jeu.
L’un pour l’autre ils sont faits!
MADAME DURAND, même jeu.
Beau couple !
DE BEAUCHÀTEAUj même jeu.
Heureux enfants!