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P O M T HAIT

<|ui se déroule depuis qu'au premier plan,

LA PEINTURE

Les promesses d'un art opulent, vivant et gai, données par les peintres siennois du xiv siècle furent réalisées dans les premières années du xvc par trois artistes : un Véronais, successeur direct d'Altichieri . le peintre des costumes orientaux et «les foules bigarrées; un Ombrien, élève immédiat des Siennois; enfin un Toscan.

Villon' Pisano, dit Pisanello KiSli- 1 Vil . n'a laissé 'Lui- le- églises de> érone, sa ville natale, que des fresques ruinées ou mutilées. C'est dans ses dessins, qui composent la plus grande partie du recueil Vallardi, au musée de Louvre, qu'on peut juger de sa curiosité et de sa virtuosité : les animaux qu'il a dessinés et peints en miniature sui ses pages d'album sont obsen és el saisis dans leur allure familière, avec une justesse digne d'un maître japonais.

(■enlile ,1a Fabriano 1370-1 \Ti . en peignant à Florence, pour Palla Slroz/.i, la grande Adoration des Mages datée de I V23, déploie, dans la somptueuse architecture d'un cadre flamboyant, tonte nue cavalcad la porte lointaine d'une vill où éclatent les ors des costumes relevés

ell liosse sur le pa u -

neau. Auprès des chevaux sont dessinés avec une naïveté spirituelle, qui fait songer à Pisanello, des animaux variés, u n g r and do g u o blanc, des chameaux, des singes. Les couleurs, flanelles et

claires, sont encore celles de la miniature. Les Vierges en gloire, peintes par Gentile, au milieu d'anges multicolores, ont la douceur fondante des madones sionnoises. La

gamine est plus sourde dans d'autres tableaux de Genlile, comme le pelil panneau du Louvre, où Pandolfo Malatesta est représenté à genoux devant la Vierge. Le fin et dur profil du seigneur de Brescia et de Himini se détache sur un fond vert sombre, qui, peint a tempera, a la profondeur veloutée des tableaux néerlandais peints à

l'huile. Pisanello et Gentile travaillèrent de concerta de grandes décorations. A Venise, ils peignirent dans la grande salle du palais ducal des batailles et des « marines » ; à Rome, ils repré-

l'UNE PRINCESSE

représentent h une vérité que

s< utèrent, dans la basilique de Latran, l'histoire de saint Jean-Baptiste. Os ouvrages ne survécurent que peu d'années aux deux artistes. I»ans le cours du xv siècle les fresques de Latran furent admirées, el non pas seulement par les Italiens : Rogier van der Wëyden, que le jubilé de L'i-'iO attira dans la ville des papes, remarqua dans les oeuvres de

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parallèles à celles qu'avaient laites les peintres du Nord, dont lui-même était l'élève. Pourtant les maîtres sincères qui en Lalie s'essayaient à reproduire la nature \ i\ anle. dans un clair renouveau, faisaient encore œuvre d'adolescents à la date où les van Eyck avaient atteint une maturité consommée.

Le Toscan Masolino est moins frivole et plus viril que ces artistes, qui se complaisent, avec une joie enfantine, aux détails cl aux accessoires et qui, dans toutes leurs compositions, trouvent une place pour satisfaire leurs curiosités d' <( animaliers » et de « costumiers Les fresques peintes par Masolino dans un bourgdeLombardie,àCasliglione d'( (loua, paysage italien et le costume contemporain avec |,.- giottesques u avaient pas connue : en mémo temps les composi"

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