‹ Le musée d'artChapitre 160 sur 311 · A L I E R DES GÉANTS · texte numérisé non relu

A L I E R DES GÉANTS

LE MUS BE I) A HT

A NI) m; A .MANTEGNA. — I. E PAU NASSE

charme paisible et leur douceur veloutée dans l'a pénombre d<'s chapelles bolonaises. Autour de la Vierge pensive sont rangés des sainls, pour la plupart jeunes el souriants; derrière la calme assemblée le paysage s'étend, profond el bleu, comme les paysages ombriens du Pérugin.

Mantegna se retrouve à l'origine de l'École milanaise. Le plus

PORTRAIT r>E BARBE DE Il O II ENZO L LERN Fresque du palais ducal de Mantouc.

ancien peintre lombard de la nouvelle école, Mu«e ou louti*. Vinccii/.ii Foppa, |iourrai( passer pour un

Padouan, Après lui, des maîtres plus doux tempérèrentja discipline austère que Mantegna imposait à ses imitateurs. Ambrogio Borgognone (+ 1523), qui travailla à. Milan el à Pavie au temps où Léonard de Vinci avait déjà fait école en Lombardie, resta lidèle, «' nie Fïancia, à l'art simple et grave du xv« siècle. Il se distingue entre tous ses contemporains par la douceur mélancolique de ses visages pâles, par son coloris argentin el par ses architectures plaquées d'or.

C'est encore Mantegna qui acheva d'émanciper l'École vénitienne des traditions byzantines el giottesques, déjà modifiées dansle premier quart du xve siècle, par l'exemple des fresques que Gentileda Fabriano et Pisanello avaient peintes dans le palais de s doges et même par l'influence de l'arl du Nord. La première école de peintres qui, au xvc siècle, s'était formée dans les îles

,|rs - eul | • centre non pas Venise, mais la petite île

de Mui ano. Le chef de cette école, Aiilmiio Vivarini, collaborait avec un Allemand, .b an. sans doute originaire de Cologne. Tous deux ont si-né des retables d'une architecture flamboyante et dorée, dont les fonds et les ornements sont gaufrés et gravés comme des orfèvreries. Le frère cadet d'Antonio de Murano, Bartolommco Vivarini, apprit à dessiner d'après les principes

Église des l^rcuûtaui, Padoue-

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