‹ Le musée d'artChapitre 172 sur 311 · LÉONARD DE VINCI. TETE DE SIRYLLE RAPHAËL. LE CORTÈGE DU PAPE JULES II · texte numérisé non relu

LÉONARD DE VINCI. TETE DE SIRYLLE RAPHAËL. LE CORTÈGE DU PAPE JULES II

Phot.Gira.idon. DESS/XS PU MUSÉE OC LOI VUE

éclairé par un sourire étrange el fascinant; le clair-obscur estompant les contours. En passanl dans les tableaux des disciples, les créatures de Léonard conservèrent leur charme voluptueux : elles perdirent leur mystère spirituel.

lîi dira ffio se lit peintre de Madones dans la manière de Léonard : plusieurs îles Vierges vues à mi-corps qui sont attribuées au maître sont probablement l'œuvre de ce peintre soigneux, dont les figures ont une douceur exquise, dans un coloris lisse et brillant. Andréa Solario, qui avait travaillé à Venise avec An-

tonello de Messine avant de c laitre Léonard, garda toujours

une couleur éclatante : M imita le type de Léonard plutôt que

son delé I' lu. Le I. ouvre possède deux précieux tableaux de

cet artiste : un mille portrait de Charles d'Amboise, gouverneui du Milanais au nom de Louis XII, el une délicieuse Vierge allaitant l'Enfant.

Bernardino Luini (1470-1530) conserva liés pur pendant près de quarante ans le souvenir des œuvres île Léonard. Il imita jusqu'à la tin de sa laborieuse carrière le sourire el le regard des ligures jeunes créées par le maître florentin; mais, peintre candide et heureux, il donna à ses nombreuses figures de Madeleines ou d'IIérodiadcs un air de paisible sérénité,. Sa facilité et sa fécondité contrastent avec la lenteur et l'indécision de Léonard. Tout en peignant avec un soin précieux des panneaux luisants sur un fond noir, à la manière de Boltraffio, il pratiquait la fresque, devant laquelle Léonard avait toujours reculé, avec une abondance aisée qui fait songer aux Ghirlandajo et aux Gozzoli. A partir de 1520, il décora entièrement l'église du - Monastero Maggiore », à Milan, avec de nombreuses histoires de sainls el de saintes. Vers la lin de sa vie, il représentait dans l'église de Saronno 1525 les épisodes les plus heureux et les plus brillants de l'Évangile, sous forme d'assemblées solennelles, où figurent des personnages graves et doux. Sa dernière œuvre lut l'immense Cruct/ixinn de l'église Santa Maria de Lugano 1529), peuplée d'une foule de comparses, cavaliers, lansquenets, femmes et enfants. Luini atteint parfois à l'é lion intime et profonde, par une simplicité de narrateur légendaire, coi : dans la fresque de la Brera,

qui raconte comment de beaux anges portèrent au lombeau par le chemin des airs sainte Catherine endormie dans la mort.

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