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TITIEN

DE CATHERINE COltNAI'.O

(Fragment.)

izon, chantent, sans aucune recherche allégomentaires d'une vie primitive. Plus tard, Titien us. qui n'ont «le surhumain que leur

LA RENAISSANCE ITALIENNE DU XVIe SIÈCLE

la Vénus au petit chien (musée des Offices) et la Madeleine (palais Pitti), dont les formes voluptueuses sont mal cachées par le manteau d'une chevelure nuancée de tous les oi s. Pourtant, d'un bout à l'autre de sa carrière, Titien a traité les grands sujets de l'arl religieux avec un respect sincère et uni' nulle éloquence. La Mise un tombrau, .lu L( >uvre, ce chœur tragique d'hommes et de femmes douloureusement penchés vers le cadavre divin et comme accablés par le poids d'un ciel livide et noir, est contemporaine de Y Amour sacré et profane L'artiste de quatre-vingts ans qui peignait YAutiope du Louvre en 1564, jetait sur la toile, dans la même année, le groupe tumultueux de VEcce Immo, également conservé au Louvre.

Les scènes de douleur et d'angoisse restent d'ailleurs exceptionnelles dans l'œuvre de Titien, après sa quarantième année. Il se plaît aux sujets câlines et solennels. I.a force héroïque de ses personnages sacrés se déploie volontiers en allures théâtrales. Mais ni poulies visages, ni pour les corps, ni pour les compositions, il ne demande d'inspiration à Raphaël ou à Michel-Ange. Quand il vit à Rome les œuvres des maîtres qui avaient travaillé au Vatican, il comptait soixantedix ans d'âge, et, en admirant de bonne grâce, il ne savait plus apprendre. La pâleur des marbres antiques n'eut pas de

séduction pour ses yeux amoureux de couleur. Titien a vu la beauté comme un rayonnement naturel de la vie. Dans le tableau de V Assomption, achevé dès 1518, les apôtres sont des

l'hot lirogi.

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