‹ Le musée d'artChapitre 198 sur 311 · PALAIS DE JUSTICE DE DIJON · texte numérisé non relu

PALAIS DE JUSTICE DE DIJON

dessinées d'un art ingénieux, el dont l'exécution

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velé délicieuse,

honneur de celle fabrication, n'ont pas d'égales dans l'ail moderne, el il faut aller jusqu'à Tanagrc pour retrouver pareil mélange.

La miniature suivait les mêmes exemples. Les livres d'Heures de Henri II. du connétable de Montmorency, de Dinte\ ille, évèque d'Auxci re. de Charles IX à la Haye . mêlent l'influence de Jules Romain à celle des maîtres de Fontainebleau.

La' gravure sur bois s'illustrait, dans le même style, des planches de Jean donjon pour le Vilruve de Jean Martin, du frontispice fameux du Puli/ihile français, el des excellents livres à images de Salomon Bernard de Lyon, dit le petit Bernard, le premier des graveurs en bois d'alors. Les graveurs-éditeurs de la rue Montorgueil inondaient l'aris et la France de toute sorte de compositions tic style, appartenant à la même école, qu'on a crues longtemps gravées sur bois et qui le sont sans doute en relief sur le cuivre. Ce genre île pièces parvint jusqu'en Angleterre. OÙ Gilles Godet, l'un de ces maîtres, se montre établi à celte

époque. Il faut " ■ ' I joindre les mor-

ceaux dont s'ornent les récits des Entrées triomphales île Henri II à Paris et à Lyon, et h i en lot de Charles |\ à Paris.

Cependanl . au

milieu de l'éclat que jetaient les ouvrages de grand slyle, le petit genre du portrait poussait des destinées brillantes.

C'est Une chose

remarquable que le partage qui se fit en ce temps-là de la protection du roi et de la laveur publique entre des genres si différents. Jean Clouet était mort en ibW, laissant à son fils François

l'héritage de ses charges cl de sa renommée. On suit depuis la série des crayons qu'il convient d'attribuer à celui-ci, et le portrait de Catherine de Médicis dauphine, au musée de Versailles, le fait connaître dans ses débuts. Il dessina dés leur jeunesse tous les enfants de Henri il et peignit le n>i lui-même à cheval dans un portrait dont une copie sans doute était conservée à Azay-le-Rideau. Le même nu en pied, peinl de sa main à Florence, esl un morceau du plus haut prix. Il avait un dessin précis et vigoureux, beaucoup plus de science que son père, avec moins de charme dans la couleur, mais de l'agrément dans les accessoires, toutes qualités qui ont fait de lui le peintre le plus célèbre du temps. L'atelier de Corneille de Lyon brilla de Sun plus vif éclat aux environs de 1550. Jean Cloucl n'avait l'ail que peu d'émules : au contraire on les voit se multiplier autour de son lils. Ijs crayons d'un anonyme îles environs de 1550 emplissent le moderne château de Chantilly. Etienne Dumontier, Mis de Geoffroy, Denisot, Marc Duval du Mans s'illustrèrent aloi s dans le même genre.

La vogue des portraits fut au point qu'on en Taisait copier des alhums multipliés à l'infini, et qu'enfin la mode vint de les faire peindre en émail par Léonard Limousin. Ces dernières productions, tort recherchées de nos joui s, ne doivent cependant rien à l'art et révèlent parfaitement les copies de dernière main qui leur ont servi de modèles.

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