LA RENAISSANCE EN FRANCK
Henri II, COfltiU au Lotivre Sous le nom de le chef-d'œuvre de cet artiste et lui méi Goujon, le premier rang parmi les sculpteurs du siècle. Un Enfant du musée de Cluny, seul conservé de ceux qui furent destinés au tombeau de François Ier, le tombeau du chancelier de Birague, les figures qui portaient la châsse de sainte Geneviève, un Saint François et une Notre- Dame de Pitié, ces deux derniers pour la chapelle des Valois à Saint-Denis, monl rent en lui un parfait disciple du Primai ice. La Notre-Dame fait voir un excès d'allongement des doigls et de tous les membres en général. C'est dans ce genre que, vers le même temps sans doute, Jean Cousin dut exécuter les figures accessoires du tombeau de Chabot. Bientôt fleurit Barthélémy Prieur, sectateur adroit de ce même style, auteur du tombeau du connétable de Montmorency dans cette ville, du monument de son cœur aux Célestins et de plusieurs sculptures à Écouen et au Louvre.
Cependant Philibert Delorme, retenu au service de la reine mère, continuait pour elle le château de Saint-Maur et bâtissait depuis 1564 le magnifique palais des Tuileries, son plus fameux ouvrage dans la postérité^ Le I. ouvre se poursuivait sous I délia Robbia; à Fontainebleau, le Primatice du fond de la cour du Cheval blanc, celle des deux rampes dans la cour de la Fontaine, dans le jardin la Treille, dans le pai e la Laiterie ou Mi-Voie, dans la cour un portail dont les débris subsistent au rez-de-chaussée de la porte du baptistère.
Tant de somptueux édifices, où se poursuivent glorieusement les traditions de la Renaissance française, allaient bientôt trouver leur historien.
Jacques Ducerceau d'Orléans, architecte lui-même et auteur présumé de Verneuil et de Charleval, publia dès 1576 son recueil gravé des Plus excellents bâtiments de Fiance. Il est vrai que ses recueils d'ornements, principalement ceux d'Arabesques, parus, l'un en 1551 et le second en 1566, où des modèles en partie empruntés sont présentés d'une pointe admirable et la plus spirituelle du monde, ont encore plus fait pour sa gloire.
Les sculpteurs en bois et les huchiers copiaient pareillement les gravures. Nous sommes venus au temps où ces derniers ne se contentent pas de tirer des estampes à ligure l'ornement de i ties, mais tirent la forme entière d'aujourd'hui re
A cette ép&que tions des maîtres
s Trois Grâces, pour ite de tenir, après
Phçt. Giraudon.