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L ' HERMES DE

Musée d Olympie.

.Statue de marbre trouvée dans l lleraion d'Olympioi Milieu *lu IV siècle av. notre cro.

neufs du Céramique. On voulait surtout admirer hs merveilleux monuments (huit Cimon et Périclès dotaient la ville,

le PœCilé, le Tlleseion, l'Odéon l't

le théâtre de Uionysos, les Propylées, l'Erechtheion, le Partnénon, C'est en Attiquê qu'on rencontrait la plupart des giands artistes o u des gens de lettres laineux : Phidias el Iclinos, Polygnote et Myron. le savant M. -ion. les poètes Sophocle et Aristophane , les philosophes

Anaxagore el So-

crale. Ceux qui ne pouvaient y vivre aimaient pourtant à s'y montrer, comme ProUigôras, Hipporrale ou Hérodote. Toutes les gloires semblaient s'être donne rendez-vous dans Athènes.

Sur h s destinées de l.i cité veillait alors un homme extraordinaire, à la physionomie éniginatique, faite de contrastes, Grand seigneur. Périclès s'étail misa la lèle du parti populaire. Sans litre officiel, il gouvernail l'Etat. Grave en public comme un Olympien, on le savait lies libre dans sa vie privée. Homme politique, il se passionnait pour les arts. Il quittait l'atelier de Pbidias pour commander une (lotte. Grand orateur, il parlait rarement, simple dans ses goûts, il voulait pour l'Etal le grand luxe. Econome des deniers publics, il dépensait, quand il le fallait, des sommes énormes. En jetant l'or pour les travaux de l'Acropole, il savait ménager pourtant une réserve de guerre. Aimé du peuple, mais raillé, poursuivi dans ses amitiés politiques ou artistiques par les démagogues comme par les aristocrates, il accomplit sa lâche sans se détourner. Il aida au développement delà démocratie : il augmenta la Molle pour consolider l'empire athénien; il maintint les alliés dans le devoir.au besoin par la force. Eri même temps, il embellit Athènes pour la rendre digne de ses destinées, il encouragea les arts pour l'illustrer à jamais : et, par là surtout, il a mérité de donner son nom à son siècle.

Dans le domaine de l'art, Périclès eul pour principal collaborateur, | r interprète de sa pensée, le plus grand artiste du

temps el de la Créée. Phidias a élé l'âme de l'art allique. Génie puissant et admirablement équilibré, il sui profiter de tous les progrès accomplis avant lui dans les différentes écoles; el il sut faire concourir les divers arts à la réalisation des plans grandioses de Périclès. Il groupa autour de lui une pléiade d'artistes qui acceptaient sa maîtrise sans rien sacrifier de leur personnalité: les architectes Ictinos, Callicratès el Mnésiclès, le peintre Pana> nos. les sculpteurs Alcamène, Agoracrite, Colotès, Il dirigea les travaux du Parlhénon el de bien d'autres édifices; il associa les efforts de lous dans des œuvres collectives d'une harmonieuse unité. Il eul des jaloux, naturellement. On l'accusa même d'avoir déioarné une partie de l'or qu'on lui avait remis pour exécuter la statue d'Athénà. On lui reprocha encore d'avoir péché par orgueil en sculptant son portrait et celui de Périclès sur le bouclier de la déesse. On a même raconté qu'il mourut en prison. Quoi qu'il en soit de ces légendes, Phidias fut considéré des son vivant comme le niailre par excellence et dans tous les sens du mol : maître par sa maîtrise de sculpteur, par l'admiration el la gloire de ses élèves, par le rayonnement de son nom et de ses u-uvres.

ART GREC

Phot. Gifaudon.

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