LA TAPISSERIE
On peut établir deux périodes dans l'histoire de la tapisserie flamande au xvie siècle; la première va de 1477 à 1555, c'est-à-dire de la ruine des ateliers d'Arras jusqu'à l'abdication de < harles (Joint; la seconde de 1555 à 1600; celle-là esl l'apogée; celle-ci la décadence.
Dans la première, Bruxelles éclipse toutes ses rivales. La tapisserie la plus importante de cette époque est celle des Aeirs 'les Aju'iires I5I5-I5I9 . d'après les carions de Bapliaël, commandée par Léon X à Pierre d'Fnghien ou van Aelsl, qui exécuta aussi la Vie du Christ (Vatican). C'est la première fois que des artistes flamands travaillaient d'après des dessins étrangers. Il convient de signaler encore V Histoire de Scipion, d après Jules Romain; les Mois Lucas; les Chasses de Maximilien ou Belles Chastes de Guise, d'après van Orlej ; là Bataille de Pacte ; la Conquête de Tunis, d'après Vermeyen, par Guillaume de Pannemaker; les Triomphes de Pétrarque South Kensington) ; l'Apocalypse; V Histoire de Pomone Madrid ; la Vie de saint Anatole, etc. Les guerres civib s aii' l' Ol ce> pii.eièsde la tapisserie dans la deuxième moitié du xvi" siècle.
telle lui la Uenaissance dans les Flandres, moins brillante, certes, que la période qui l'avait précédée. Quelle que soit, en effet, la valeur de certaines œuvres, il y eut accalmie dans le génie des artistes, comme si, celui des quatlrocentistes septen-
trionaux ayant été trop grand, il fallait un siècle pour que la sève se \iviliàt de nouveau, produisant Ilubens et les autres maitres du xvnc siècle.
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