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LA FONTAINE

composition toute la sensibilité des âmes germaniques, en est le pins illustre peintre, avec Bernard Strigel, longtemps connu sous le seul nom de « maître de la collection llirscher ». et dont le tableau le plus expressif esl un portrait de l'empereur Maximilien entouré de ses fils. Chez Mathias Grûnewald, d'AschaffenboUrg, un séjour en Alsace ajouta l'influence de Schongauer. à l'expression souriante et tendre, à la puissanc* dramatique, à la fougue du coloris. C'esl surtout dans le retable d'Isenheim (au musée de Colmar qu'éclate son originalité' : il s'y révéla le plus étonnant coloriste, le plus saisissant des maîtres île la fantaisie.

Mais il est un autre groupe* d'artistes sur qui l'influence d'Albert Durer fut tout à fait évidente et profonde. Hans Baldung, surnommé Grûn verl . se montre un pur disciple du maître nureinbergeois et dans l'inspiration et dans l'exécution (retable de Fribourg). Près de lui Hans Schœuffelein, de Nordlingen, peut être considéré comme le vrai successeur de Durer, dontil futlongtemps l'élève et le compagnon, et qu'il imitadanssa peinture mais surtout dans son œuvre gravé, qui est considérable et comprend, outre un célèbre recueil, te Livre deprières du comte

d'GEttingen, de nombreuses illustrations faites pour les éditeurs d'Augsbourg et de Baie. Albrecht Altdorfer compte aussi parmi les premiers élèves de Durer, dont l'empreinte se marque sur les paysages dont ce peintre formait le fond de ses tableaux.

La génération suivante compta encore des disciples de Durer,

connus surtout en gravure sous le nom de « petits maîtres ». A leur tète se trouve Georges Pencz, né vers 1S00 et qui exécuta d'après les cartons de Durer les peintures de l'hôtel de ville de Nuremberg. On estime surtout de lui des gravures, qui sont d'un fini merveilleux : elles illustrent quelquefois des su jets bibliques, mais surton I. dans le plus pur esprit de la Renaissance, des scènes de la mythologie antique, de l'histoire et de la légende romaines et grecques :

ainsi la planche célèbre où il a représenté Compospe en cavalière, avec Aristote pour monture, guidant le philosophe du frein et du fouet.

Comme Pencz, les frères Beham, nés

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reni en leur œuvre gravé la pari infiniment plus grande aux sujets syiiilinliques, comme les aimait Durer, ou

aux scènes mythologiques qu'aux sujets purenienl religieux.

D'autres artistes de la Renaissance allemande éehappent à res iniluenecs des maîtres nationaux. Jan Joesl, dont les œuvres principales se trouvent à l'église de Calcar, montre par sa soigneuse étude des jeux de physionomie, de l'expression des sentiments et des caractères qu'il fut à l'école des Flamands. Le Maître de la Mort de Marie (musées de Cologne, de Munich, etc.), dont on retrouve le pinceau en des œuvres nombreuses, a fait percer l'influence italienne dans ses formes élégantes et riches, sa composition parfaite, son goût des beaux jardins, des appartements ornés, des vêtements somptueux. On présume d'ailleurs qu'il séjourna longtemps en Italie, car on retrouve de ses œuvres jusqu'à Cènes et à Naples. A ce dernier représentant de l'École de Cologne se rattache Barthélémy Bruyn, auteur de tableaux religieux au coloris lumineux, de poétiques paysages et de portraits énergiques.

LES ARTS MINEURS

La Renaissance allemande fut marquée par une très grande activité dans le domaine de l'ornementation. Les praticiens d'outre-Rhin y montrèrent une originalité qui dépasse celle des sculpteurs et des peintres, car on ne peut guère retrouver

M \ Il TIN- FAMILLE

Dôme d'Clm.

SCHAFFNE K .

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