‹ Le musée d'artChapitre 243 sur 311 · MURILLO. LE JEUNE MENDIA NI · texte numérisé non relu

MURILLO. LE JEUNE MENDIA NI

del Castillo, dessinateur subtil) coloriste violent, csl l'auteur du célèbre tableau des Deux Cadavres, d'un si épouvantable naturalisme, de la chapelle de l'hôpital de la C.aridad à Séville.

Si nous revenons en arrière, nous trouverons, appartenant aussi bien au wi- qu'au xvii0 siècle : Juan Baulistà May no (1569-1649), coloriste délicat et lin, dontle muséedu Prado montre une .A</<;ration des bergers; Bartolomé Gonzalez (1564-1627 ,qui mois a laissé de si remarquables portraits de Philippe 11 et de sa famille; Felipe de LIàno(?-1625), l'auteur du beau portrait de l'infante Isabelle- Claire, de la grande collection madrilène. Puis viénnenl Pedro Orrente (1570-1644), dont le faire se rapproche du style vénitien, et Luis Tristan (1586?-1640), bien supérieur .au précédent, tous deux élèves du (iieco; Juan lii/.i \'-W> IliTo . qui fui moine, dont la Messe de saint Benoit, conservée à l'Académie San Fernando de Madrid, témoigne de rares qualités de dessin et de couleur; Francisco Rizi (1608-1685) ; Félix Castello (1602-1656), tous d ois d'origine italienne; Esteban March ( lij!t8?-l(i(>0), dont on voit un portrait de Mazo, le gendre de Velazquez, au musée de Madrid;» Francisco Collantes 1599-1650), si brillant coloriste, si savant dessinateur dans sa Vision d'Ezéthiel de la même galerie; Jacinto Jeronimo, de Espinosa (1600-1680), le continuateur à Valence des traditions des Riballa ; Cristobal Garcia Salmeron 1603-1666 : Eugénie» île las C.uevas 1610-16157 ', beaucoup plus connu par les élèves qu'il forma que par ses ouvrages, qui ne sont pas parvenus jusqu'à nous; Sébastian de Mènera Barnuevo (1619-1671); Ignacio Iriarle 162l)-168'i .élève de Serrera le Vieux, qui s'élail

fait une spécialité des paysages; Juan de S villa I! m y Esca-

lente (1G27-I695), coloriste délicat; Ximénès Donôso 1628-1690), ('•gaiement, architecte, et Juan Martin Cabezalero 16:î:1-I6~:! , élèves de Carreno; Sébastian Humez, mulâtre et esclave de Velazquez, comme Pareja; Juan Niiïo de Guevara 1632-1698 ; Pedro Atanasio Bocanegra (16357-1688); Pedro Nuûez de Vil-

lavicencio (1635-1700), dont le musée du Prado renferme des Enfants jouant aux dés ; José Antolinez (1639-1676), élève de Francisco lii/.i ; Sébastian Mufioz (1654-1690), dont on voit le portrait par lui-même au muséedu Prado; Palomino y Velasco (1653-1725), plutôt historien que peintre et qui appartient tout autant au siècle suivant; enfin Claudio Coello (1623?-1693), le dernier des maîtres du xvne siècle, l'auteur de la fameuse composition de la Santa Forma, conservée à FEscurial, qui mourut de désespoir à l'arrivée en Espagne de Luca Giordano, dont les enseignements et l'influence précipitèrent l'Ecole dans une irrémédiable décadence,

LES ARTS MINEURS

L'art de la i eiironnerie reste eu grand honneur en Espagne pendant tout le xvhc siècle et produit des œuvres qui, sans valoir celles du siècle précédent, n'en demeurent pas moins d'un haut mérite. Le premier maître forgeron de cette époque est Juan Ltautista Gelma, qui achève, la première année du siècle, la grande grille du chœur de la cathédrale de Burgos et, en lull'i, met en place les nouvelles grilles de la cathédrale de Palencia. I h peu plus tard, Barlholomé Bodriguez et Luis de Pefiàflel sont occupés à la métropole de Tolède. En lO.'iO, le maestro Puech forge les grilles de l'église Saint-Paul de Sarragosse; enfin en 1692 Sébastian Coudé' travaille à la cathédrale de Séville.

L'oRFI VRIiRlE religieuse crée, elle aussi, des ouvrages de grande v aleur. Parmi les orfèvres-ciseleurs qui se distinguèrent alors d'une façon particulière, il faut citer Caspar Arrandas de Tarra-

g , Rafaël Gonzalez de Tolède, Buenaventura Fornaguera de

Barcelone, Juan Laureano et Juan de Segura.

l'A CL LA FOX D.

Phot. Laurt-nt.

Page 1