VAN DYCK. - LE CHRIST AU TOMBEAU
L'ÉCOLE FLAMANDE DU XVIIe SIÈCLE
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siècle, une ère nouvelle, superbe de grandeur et de force, s'ouvre pour l'art flamand.
Après avoir, à la fin du xive siècle et au xve, enfanté un nombre incalculab exqui
œuvre; mi l'àmi
LOIIVAIN
de ces belles provinces' se reflète en des merveilles de composition concentrée, d'émotion intime, dé facture savante et soignée, presque méticuleuse ; après avoir rayonné au dehors, impressionné la production étrangère, influencé l'art en France, dans les Pays-Bas du Nord, en Allemagne et pénétré jusqu'en Italie, jusqu'à l'Ecole napolitaine primitive, où l'on retrouve dans les minutieux panneaux de Simone Papa, de Solario et surtout d'Anlonello de Messine comme une descendance indirecte des van Eyck, comme un lointain écho des Écoles de Gand el de Tirages, au xvie siècle les peintres flamands avaient pris, à leur
tour, le chemin de l'Italie. Ils riaient allés au delà des monts chercher un renouveau d'inspiration et demander des enseignements aux ateliers de Milan, de Florence, et surtout à ceux de Romeetde Venise. C'est que; entre temps, un phénomène psychologique considérable s'était produit : la civilisation de l'Europe occidentale était arrivée à un de ces tournants décisifs où tout change et se transforme : mœurs, politique, croyances, nationalités; où l'art, qui n'est, somme toute, que l'interprète de sentiments généraux, la traduction de préférences sociales, évolue et prend, comme le reste, une nouvelle direction.
Ainsi que dix-sept cents ans plus tôt, après la tin des guerres puniques, la Grèce subjuguée avait à son tour — suivant l'attestation d'Horace — soumis ses vainqueurs et implanté ses arts dans le Latium, l'Italie, humiliée, vaincue, conquise et. reconquise par les armées de Charles VIII, de Louis XII, de François Ie'1 el «le Charles-Quint, avait pris sa revanche. Elle avail converti ses maîtres alternatifs à des principes nouveaux. A la suite de leurs armées en retraite, les artistes italiens avaient escaladé les Alpes. Ils s'étaient répandus un peu partout. La fraîche saveur, la sève vivifiante, qui se dégagent de leurs œuvres, avaient accaparé- les encouragements princiers et les royales faveurs. La superbe allure et l'ample magnificence des ouvrages importés d'Italie avaient ouvert les yeux des moins clairvoyants. Les récits des voyageurs, le séjour désormais historique d'Alheit Durer sur les bords de l'Adriatique, avaient enflammé les vagn bonds instincts des artistes flamands. Comme les bergers de l'Evangile, ils avaient bravement marché à l'étoile. Et quand,
après un séjour plus pu moins prolongé sur la terre pr isc,
ils étaient revenus au bercail, les idées donl ils avaient imprégné leur esprit, les principes désormais adoptés par eux, tirent comme la tache d'huile. Ils s'élargirent, gagnèrent de proche en