RENAISSANCE ET DU
xvir SIÈCLE
u commencement du xvne siècle, l'Italie était encore regardée comme le centre privilégié des arts. Les artistes étrangers déjà célèbres augmentent leur réputation en faisant consacrer leur talent par elle ; et les artistes italiens, comme au plus beau temps de la Renaissance, sont recherchés dans toute l'Europe. Ainsi, lorsque Marie de Médicis, une Italienne pourtant, songe à confier à Rubens la décoration du Luxembourg, Richelieu lui propose de préférence le Josépin. Plus tard, Louis XIV fera venir le Bernin pour compléter le Louvre.
L'appréciation a bien changé depuis. Les Carraches euxmêmes, qui dominent le mouvement d'art du temps, sont souvent regardés aujourd'hui comme des peintres de décadence dont l'enseignement a été funeste. La comparaison des dates et des œuvres suffirait, semble-t-il, à infirmer ce jugement. .
En réalité, à la suite de l'œuvre de réforme catholique entreprise par le concile de Trente, il y avait en Italie une véritable renaissance intellectuelle, qui pour les lettres se caractérise dans le Tasse, pour les arts précisément dans les Carraches.
Phot. Alinari.
LONGIIENA.