‹ Le musée d'artChapitre 259 sur 311 · L'ART ITALIEN DU XVII- SIÈCLE · texte numérisé non relu

L'ART ITALIEN DU XVII- SIÈCLE

lignes elle semble une statue d'un autre temps ou d'un autre pays.

Rappelons, dans un art inférieur, mais qui a produit des chefsd'œuvre, comme en témoigne la tète de femme du musée de Lille modelée au xV siècle, les céroplastes (sculpteurs en cire) Abondio, Azzolini et surtout Zumbo (1656-1701, les cinq figures anatomiques de Florence ; la Nativité et la Descente de croix, à Gènes).

LA PEINTURE

Les Carraches font de leur patrie, Bologne, le grand foyer de l'art italien au xvii0 siècle. Lorsqu'ils parurent, la peinture italienne se perdait dans la déclamation et l'improvisation banale, dans des poncifs à la Michel-Ange ou des contorsions d'une grâce maniérée. En dépit de l'exubérance apparente de l'imagination et de la complication des sujets, l'absence d'individualité des figures, la répétition indéfinie de mêmes formes, la convention des gestes etdes draperies devenaient la plus fatigante des monotonies.

Louis Carrache (Lodovico Carracci, 1555-1619) eut le courage de rompre avec ces pratiques et de lutter contre le goût dominant. Il fut rebuté par les peintres auxquels il s'adressa : son compatriote Fontana, puis le Tintoret. Le public ne lui fut pas

Page 1