JEAN LA M O U
sneufforge , son contemporain, semblent avoir élé les précurseurs de l'art de 1780.
En même temps que Gabriel, Robert de Colle (1056-1735), beau-frère de J.-H.
Mansart, perpétuait le style de Louis XIV.
11 achevait la chapelle de Versailles, élevait à Paris de nombreux hôtels, el surtout donnait les plans de plusieurs palais pour l'Espagne et l'Allemagne.
Le Palais-Royal et le Buen Iîeliro de Madrid ont été bâtis sur
ses dessins, comme le palais du roi de Bavière, les châteaux de Gudensberg, de Hanau, de Bruhl, de Papelsdorf, etc. Robert de Cotte a été, au xvui" siècle, un des plus grands missionnaires de l'art français à l'étranger, de cet art auquel l'Allemagne doit |(; château de Sans-Souci.
Après Gabriel, l'architecture monumentale se transforme. Elle perd une partie de sa grâce; elle se fait plus massive. Le retour du goût vers l'antiquité romaine lui inspire un style plus lourd, entièrement tourné vers l'effet décoratif. La nouvelle école vise surtout, à la simplicité puissante; elle essaye de retrouver la grandeur majestueuse des monuments de l'ancienne Rome;
mais l'esprit antique lui manque, et, quel que soit leur talent, les architectes de la seconde partie du siècle élèvent des constructions épaisses qui semblent faites plutôt pour un peuple vêtu de la toge que pour les grands seigneurs poudrés de Louis XVI.
L'Italien Nicolas Servandoni (1095- 17G6), directeur des décorations de l'Opéra, contemporain de Gabriel, commence la nouvelle évolution de l'art. Il dresse le portail théâtral de l'église Sainl-Sulpice. Puis Germain Soufllot(l7Ki-1780j, que ses longs séjours en Italie