‹ Le musée d'artChapitre 50 sur 311 · SAINT · texte numérisé non relu

SAINT

Statue en bronze du \" siècle à la

1111 a des scènes connus, comme le Christ, l'Eucharistie, la Résurrection.

Parfois aussi les artistes de la primitive Église se contentaient d'emprunter aux païens des formules à double entente; nous

voulons dire contenant une allusion aux mystères du christianisme : tels Orphée charmant les animaux (allusion au Christ), l'Hermès Criophore, transformé en bon Pasteur, le mythe d'Eros et de Psyché (allusion ;'i l'immortalité de l'âme , des Enfants vendangeurs (la parabole du pressoir) et bien d'autres encore.

Spectacle admirable que cette sérénité au milieu de tanl de souffrances et bien digne d'être célébrée par l'auteur du Quo vadis !

Comme de raison, les peintres de la primitive Église mirent d'abord à contribution les saintes Écritures : à l'Ancien T es ta m e n t , i I s e m p r u n l è rent de préférence les sujets symbolisant la croyance dans la bonté divine : l'arche de Noé, Moïse frappant le rocher, les trois Hébreux dans la fournaise, Daniel dans la fosse aux lions, Jonas sortant de la gueule de la baleine. Les Évangiles, à leur tour, fournirent, comme sujets préférés, l'adoration des mages, la gùérison du paralytique, la multiplication des pains, la résurrection de Lazare, etc.

La note dominante dans ces peintures des Catacombes, c'est un coloris clair, gai, riant, bien éloigné encore de la somptuosité byzantine, et qui traduit à merveille l'état d'âme des premiers fidèles si sereins au milieu de tant d'épreuves cruelles.

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