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LE C1IIWST GUÉRISSANT LE POSSÉDÉ

Mosaïque du vie sicclo à la basilique de Sainl-Apollinaire nouveau, à Ravenne.

L'ART CHRETIEN PIUMIT1F

Sainl-Vilal; à Milan, l'église Saint-Laurent; à Constantinople, l'église Sainte-Sophie, dont il sera question dans le chapitre consacré à l'art byzantin.

Aucun de ces efforts ne fut perdu : lorsque, au xve siècle, le grand Brunellesco tenta de ramener l'architecture vers l'idéal classique, ce-fut aux basiliques chrétiennes qu'il emprunta le modèle de sa fameuse église de Sain t-Laurent ét ce fut aux mausolées chrétiens qu'il era- |u unta la coupole de sa chapelle des Pa/./.i.

LA SCULPTURE

l,a sculpture fut, entre tous les arts, le bouc émissaire du paganisme. Elle avait été la manifestation la plus haute du génie classique; elle avait répandu eh tous lieux e( solennellement Consacré l'image des dieux de l'Olympe.; en outre, elle incarnait par excellence le culte de la beauté plastique :

eu fallait-il davantage pour entraîner sa condamnation! Si les statues rie furent pas absolument exclues des sanctuaires chrétiens, leur rôle du moins diminua de jour en jour. Quand nous aurons cité les statuettes du Bon Pasteur, au musée du Latran ou au musée de Constantinople, le Saint Pierre de bronze, dont le pied usé appelle, aujour-

L E MCSÉE D'ART

d'hui encore, dans la basilique du Vatican, les baisers des fidèles, le Suint Pierre de marbre de la même basilique, le Saint Hippolyte du musée du Latran, nous aurons épuisé, ou peu s'en faut, rénumération des pages maîtresses. Et encore ces productions ne

sont-elles tolérables qu'autant qu'elles se rapprochent de la grande statuaire gréco-romaine.

Certains arts mineurs, exigeant moins de souffle, se maintiennent à un niveau relative-; ment élevé. Telle est lascui.PTnu:

en ivoire. La double plaque, connue sous le nom d'Ivoire des Symmaques (une moitié au musée de Cluny, l'autre au musée de South Kensington), est à cheval sur les deux: ères. Elle est païenne par le style, chrétienne par l'expression.

Signalons ensuite la longue série des diptyques consulaires, ornés de portraits et de scènes du cirque, les coffrets, tels que la (i lipsanotheca » de Brescia, ou même des meubles de dimensions monumentales, tels que la chaire de Saint-Maximin à Ravenne. Ces ouvrages pèchent, en général, par la mollesse et la rondeur. On y chercherait en vain quelque étude de la nature, quelque souffle dévie. Plus tard seulement, lorsque le style byzantin se sera accentué, la facture deviendra plus serrée, mais aussi plus sèche et plus abstraite.

Musée de Clunv.

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