‹ Le musée d'artChapitre 56 sur 311 · L'A HT BYZANTIN · texte numérisé non relu

L'A HT BYZANTIN

églises octogones ou circulaires; prudemment d'abord, puis avec une audace croissante, ils s'essayèrent à couronner leurs édifices de coupoles chaque jour plus hardies el plus colossales, telles qu'ils en trouvaient le modèle chez les constructeurs perses de Séleucie et de Ctésiphon. Une ornementation riche et compliquée, d'un luxe un peu lourd sans doute, d'une inspiration tout orientale, répandail en même temps sur les monuments la luxuriante végétation dr ses feuillages, le pittoresque <lécor de son peuple d'animaux et d'oiseaux. Enfin, à la voûte des coupoles, à la courbe des absides, le goût nouveau d'ostentation et de magnificence attacha la décoration pompeuse des mosaïques, où sur les fonds d'or se détachèrent les hérosdu christianisme victorieux, où les sujets plus proprement historiques remplacèrent vite le symbolisme du primitif art chrétien. Les mêmes tendances novatrices marquèrent les autres manifestations desarts décoratifs , ivoires, miniatures des manuscrits, étoffes richement peintes ou brodées. Et sans doute, selon b-s provinces et selon les circonstances, des différences locales apparurent sur le fond général de l'évolution. Il y eut un ail byzantin d'Asie Mineure, dont les églises d'Ephèse, de Sardes, de Philadelphie (v° siècle) conservent le souvenir; il y eut un ai't byzantin de Syrie qui, dans les cathédrales de Bosra

et d'Ezra, dans les basiliques de Qalb Louzé ou de T manin

(vic siècle'i, prépara les solutions définitives qu'appliquèrent les architectes de Justinien, el qui marqua plus puissamment encore son influence dans le développement de la sculpture ornementale; il y eut un art byzantin d'Egypte, dont les étoffes retrouvées à Akmbî-Panopolis ou à Anlinoé attestent la technique

savante et l'élégance raffinée. Mais entre ces formules diverses,

une communauté de principes exisie : partout, comn l'a

dit, « les influences de la l'erse sassanide se combinent avec les traditions romaines, sur un sol où vit encore l'esprit de l'hellénisme ». De ces innovations, de ces essais, de ces tâtonnements, Constantinople recueillii le bénéfice. Assurément il convient de faire large plaee, dans la délicate histoire de la formation de l'art byzantin, à l'Asie Mineure, à l'Egypte, à la Syrie surtout,

('■lèves de l'Orient, perse ( I j ; c'est dans ces provinces qu'on doil chercher l'origine des méthodes de l'architecture byzanline et du système de la décoralion ; mais en adoplanl ces méthodes, en les appliquant avec une hardiesse, une ingéniosité jusque-là inconnues, Conslanlinople les

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