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CHAIRE DE MAXIMIEN

Sculpture sur ivoire du W siècle à la cathédrale de Ravenne.

raudoii. Bibl. Nationale

DIPTYQUE DU CONSUL ANASTASK Ivoire du vie siècle.

mosaïques dont il reste à Sainte -Sophie de Constantinople et dans les églises de Salonique (Saint-Georges, Sainte-Sophie, vic ou vu1' siècle d'intéressants débris, niais dont les églises italiennes, surtout de l'arenzo en Islrie et de Ravenne, offrent de si admirables modèles; à Saint-Apollinaire nouveau, où la procession des saints et des saintes évoque comme un lointain souvenir de la frise des Panathénées; à Saint-Vital, où Justinien el Théodora au milieu de leur cour font revivre à nos yeux toutes les splendeurs de Byzance ; à Saint-Apollinaire in Classe, où apparaît, en face de l'école réaliste, le dernier efforl de la symbolique chrétienne. Les mêmes tendances se marquent dans les miniatures qui illustrent les beaux manuscrits de ce temps, la (ienèse ou le Dioscoiide de Vienne, le Josué

pu le Cosmas du Vatican, la Bible syriaque de Florence, l'admirable Évangéliaire de Rossano : e1 si. dès ce moment, la grande sculpture décline et tend à disparaître, en revanche, dans le travail de l'ivoire, dans la curieuse série des diptyques consulaires c me dans la chaire de l'évôque Maximien conservée à Havenne se montrent la même entente de la décoration, la même habileté' technique, le même goût de richesse el de magnificence, tout ce que la Byzance du vv siècle a emprunté à l'art syroégyptien pour le transmettre, en un rayonnement prodigieux, jusqu'aux extrémités de l'Occident.

Beaucoup do gens, et même de bons esprits, pensent qu'épuisée par ce grand effort Byzance s'endormit après Justinien dans une invincible torpeur et que l'art byzantin se traîna désormais pendant près de mille ans dans un monotone et stérile formalisme. Il n'est rien qui soit plus injuste et plus faux. Assurément il n'est point aisé de dire dans quelle mesure la querelle des iconoclastes (vin* et ixe siècle) ralentit ou modifia le développement de l'art grec d'Orient. La proscription des images ne pouvait être sans inlluence sur un art principalement employé au service de l'Église ; il y perdit définitivement l'un de ses moyens d'expression, la sculpture. Mais, dans l'ardeur même de la lutte,

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