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L'ART BYZANTIN

: G L I S E DE LA M A R T 0 R A N A , A PAttllilI!

Céfalù, do la chapelle Palatine, de la Martorana, de Monreale (deuxième nniilié du xn° siècle) sonl d'admirables témoignages du talent el de l'iniluencé des mosaïstes byzantins; et jusque dans l'Italie centrale, jusque dans le sud de la France (Saint- Frônt de Pôrigueux), jusqu'en Allemagne, on reconnaît dans ("architecture et surtout dans l'ornementation l'imitation des modèles rapportés de Conslanlinople par les voyageurs d Occident. L'architecture romane doit peut-être [dus qu'on ne eroil à l'arl byzantin, el s'il esl incontcslable qu'aux leçons de Byzançe des écoles indigènes, plus originales c| plus libres, se sont assez vile formées, un autre l'ail n'es! pas moins certain, c'est que l'art byzantin « a, pendant loule la première partie du moyen âge, eu comme la direction générale de l'art dans loul le reste de l'Europe ».

I.a renaissance de l'époque macédonienne, « le second âge d'or de l'art byzantin comme on l'a nom m é , e n marque-t-il le suprême effort? Non pas. Jusqu'à la fin du xne siècle, l'époque des Comnènes entretint un grand mouvement d'art et lit senlir l'influence byzantine aussi bien dans l'Occident normand d'Ilalie ou de Sicile que dans les

LA SAINTE VIERGE DEVANT LES PRETRES Mosaïque du XIII" ou XIV siècle à la mosquée de Kalirié Djami, à Constant! nople.

SCENES DE LA VIE DE JESUS Mosaïques du commencement du xnf siècle, à Saint-Marc de Venise.

principautés franques de l'Orient latin (mosaïques de Bethléem). Sans doute la prise de Conslanlinople par les croisés ; 1204) porta un coup terrible à la civilisation de l'empire grec d'Orient ; pourtant une dernière l'ois, à l'époque dos Pal'éologues (xiv° et xv° siècle), l'art byzantin se réveilla pour une suprême renaissance. Dans les mosaïques de Kahrié-Djami à Conslanlinople (commencemenl du xive siècle', dans les peintures des églises de Mistra (Métropole, Péribleptos, Pantanassa, xive et x\e siècle), dans les

fresques les plus anciennes de l'A ( lios (Vatopéd i , l.avra), dans les miniatures de quelques beaux manuscrits enluminés au XIVe siècle pour les empereurs ( Jean Canlacu/.ène de la bibliothèque .Nationale), on trouve des œuvres d'une grâce et d'une fraîcheur inattendues qui méritent par la finesse du coloris, par la pittoresque naïveté de la composition, par le tour réaliste de l'observation, d'être comparées aux m ei lieu rs ouvrages des primitifs italiens, et alors même que l'empire byzantin fut tombé, jusqu'en plein

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