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VASE

MusOe <!<• Madrid.

A It A B E

araho

ORSQUE, en l'an 620 de noire ère, Mahomel se proclama prophète, le peuple n'avail pas d'arl original ;

autour de lui le christianis

avail duranl plusieurs siècles couverl clé ses églises la Syrie el l'Egypte; 1rs Byzantins-, qui venaient de construire à Constant inople la basilique il'1 Sainte-Sophie, allaient pendanl longtemps encore poursuite leurs Succès en jalonnant l'Asie de monuments merveilleux. Les premiers chefs de l'Islam durenl se contenter le plus souvent de convertir en mosquées les églises chrétiennes qu'ils trouvaient devant eux.

moderne. Bien mieux conservée esl la mosquée que le calife Omar éleva à Jérusalem sur l'emplacemenl mème.du temple de Salomon, en l'an 690 de notre ère. Une haute coupole centrale, tapissée d'une merveilleuse mosaïque à larges motifs décoratifs vert el. or, esl portée sur nue colonnade concentrique formée de colonnes antiques de marine vert el de porphyre rouge à chapiteaux dorés. Cette colonnade circulaire esl doublée par

i sec le qui supporte une enceinte octogonale toute

tapissée d'autres mosaïques de cubes de marbre, de nacre el d'or. Ici les influences décoratives el le travail byzantins sont manifestes, el nous y retrouvons les éléments principaux de I architecture de Byzance : l'a coupole el les mosaïques. Cette influence, on la retrouve dans tous les monuments des premiers siècles (le l'hégire, el l'Espagne în'me n'y échappa pas.

Il n'y a donc pas d'arl arabe préislamique : son poinl de départ a été la • mosquée ». I.a première qui apparut, celle de la Mecque, a subi trop de remaniements pour qu'on puisse établir avec un peu de précision ce qu'elle put être.

A peu d'années d'intervalles el dans deux pays différents allaient surgir deux monu-

ntsque le temps nous a conservés en état

d'inégale conservai ion . Quand l'Egypte fut tombée au pouvoir du calife Omar, un de ses généraux, Amrou, décidé à fonder une ville sur les bords du Nil, édifia au centre de la nouvelle Eostat une mosquée (l'an 21 de l'hégire). Elle lui, dit l'historien Makrisi, très simple et primitive; la toiture en était si basse qu'on dut la surélever soixante ans plus lard. Elle subsiste encore dans la plaine de décombres qui fui Postal, au sud du Caire

INltUIEbll DE I.A .M Os y LEE DE LO II DO CE

C'csl en Syrie «mi Mésopotamie, on Espagne el en Egypte que l'archi lecture des Arabes allait, aux siècles suivants prendre un développement merveilleux. Malheureusement la mosquée des Onimiades à Damas, décorée par plus de douze cents artistes qu on avait appelés «le Byzance, et i[ui 6 ta.il extraordinaire, lui anéantie par un incendie. Les splendides monuments qui s'élaicnl multipliés sur lis bords du Tigre à Bagdad du \ m' au xiiic siècle «Mit tous disparu. Les monuments des Abbassidi's à Bagdad, déjà ruines par l'invasion des Mongols au .\uie siècle, disparurenJ totalement quand Tamerlan se fut emparé «le la ville en 1392.

Dans l'exode qui poussa le peuple arabe vers l'ouest el devait l'amener jusqu'à l'Océan,

un remarquable numenl a

subsisté, li'- in éclatant de

leur passage, i l'esl la mosquée île Kairouan, fondée en 'iii'2 et reconstruite en 821. Au ix" siècle, «mi s-27. les Sarrasins débarquèrenl en Sicile. C'est sous la domination des Eatimiles d'Egypte, dans la deuxième moitié «lu v siècle, qu'elle connut la civilisation la plus brillante. Leur influence demeura impérieuse, jusque sous la domination normande, Comme on peut l«' voir dans les restes des palais de la Zisa el de la Cuba.

L'Espagne a conservé quelques-uns des plus beaux monuments qu'elle doit à l'oCCUpalion arabe. La mosquée de

Cnrdoiii', «•oinnuMii i'e «mi "X'i, a «dé iiialluMireusemenl remaniée par les mis calboliques et ne se présente plus dans l'étal dë pu: <•!«'■ de style q n"«-l le aurait pu < onserver. Encore li és byzantine à Cordotie, l'architecture hispano-arabe, dès les xi* et xir siècles, sous la domination

des Al ravides et

des Almohades, tend vers une originalité qui se manifeste à l'Aha/ar de Séville el surtout à l'AIhambra de Grenade, commencé «mi 1248 et h e u r «■ use me n t respecte par les rois catholiques.

Mais c'est en Egypte que l'arcliileclure arabe, favoriséiî par le développement «l'une civilisation telle que l'Orient n'en connut pas de plus brillante, produisit ses fruits les plus beaux. D'heureux hasards rnt permis que la plupart de ces splendides monuments soient

venus jusqu'à nous. Deux siècles après Amrou, en 870, le sultan Touloun édifiait au Caire sa mosquée, de dimensions énormes, 143 mètres sur 119. La beauté de son ordonnance non

à en décrire

an, qui

COU H DES LIONS II li I. A LU A M HUA

LLb lo.MULAUX UliS CALlKliS, AU CAIIIti

autorise

lilleurs, à quelques variations près, (« lui «h' toutes l«'s mosquées de l'Islam. Le sahn ou cour centrale est entourée de liouvans ou portiques. Le unir du fond est percé «le verrières où b s cloisons de plâtre formenl une infinie variété île motifs. Le mirhab ou niche symbolique, indi«|uanl au priant la direction de la Mecque \ ers laquelle il doil se tourner, esi revêtu de mosaïques de mai lu e el de verte. Le milnbur ou Chaire à prêcher élail un des plus merveilleux travaux de menuiserie qu'on ail l'ail au Caire; niais il est 1res délabré.

En 969, le calife Mouiz, fondàlêur «le la dynastie fatimile.

commençai! la mosquée cl A/.har, don! les cinq minarets élancés au-dessus du Caire sont une des grâces de son panorama. La dynastie des Mamelouks couvrit le Caire de quelques-uns de ses plus beaux nionuunMi's : la mosquée loinbeau «>•' Kalaoun, la mosquée de Mohammed el Nasser. La mosquée «lu sultan Hassan, la perle «les mosquées «lu Caire,

esl 1 un des plus beaux inullllinents de l'art arabe ( I ."1LÏ8 — l'.U'rl . Bien n'esl plus saisissant que l'énormilé de ses murailles, creusées de longues rainures verticales à huit rangs de fenôlresqui «mi augmentent encore les proportions, sa porli- cidossale dont la voûte en «Micorbellement es1! décorée de riclu's stalael i tes. sa coupole de îio mètres do hauteur et son immense minaret dê Mi mè'.rcs. Rien n'est plus

beau que la variélé el le v.oùl sévère de sa déc'oraticn intérieure, les grandes frises d'inscriptions en bois sculpté de son lo m lii'.'i u , si'> porics de bronze i n crusté d'or el d'aï gènt.

Ce que fut l'architecture persane di !S premiers siècles de l'hégire, nous l'ignorons, tellement la l'erse fui bouleversée et ruinée par b's invasions mongoles.

Ses monuments différèrent peu sans doute de ceux de Bagdad ou de Jérusalem. Il faut arriver à l'époque des Sétis ei de Cliah-Abbas, c'est-à-dire au xvr cl au xvil" siècle,

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