‹ Le musée d'artChapitre 64 sur 311 · C A II P E A U X DE FAÏENCE · texte numérisé non relu

C A II P E A U X DE FAÏENCE

innombrable:

■e. i|u'ils irai-

influence leurs arts industriel Nuire arl roman déborde de réminiscences de l'art oriental.

l/( lecident, en rapport constant d'affaires avec l'Oriént, par ses ports de la Méditerranée, par les villes du sud de l'Italie, par le midi de la France et par l'Espagne, lui dut une bonne part dans l'élaboration d'un arl qui couvrit l'Europe de monuments extraordinaires. El c'est par les

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SPÉCIMEN D KCIIITUUE NESKIIJ Carreaux do faïence.

transmission la-

, les étoffes, que

•ndil insensiblement.

l' ou r les ivoires, il est souvent assez difficile de les discerner des ivoires byzantins;

je veux

pa rler surtout de

certains eolirels à couvercles el de certains oliphants, décorés, de Irises d'animaux se poursuivant. Mais parfois le caractère des ligures est si affirmafif et le sens décoratif si personnel qu'on ne peut douter de l'origine arabe. Les Arabes d'Egypte onl employé l'ivoire comme élément de décoration de la menuiserie, en incrustation dans le boisjon peut juger de ces beaux travaux dans le minbar de Touloun, conservé au Kensington Muséum et dans les belles portes du musée arabe du Caire. La collection Carrand, au Dargello de Florence, contient six plaques de coffrets, qui sont des chefs-d'œuvre de l'art persan. L'art hispano-mauresque enfin n'a rien produit de plus beau en ivoire que la botte ronde du musée du Louvre (967).

L'ai l du cuivre incrusté d'or el d'argent, né vraisemblableincnl sur les bords du Tigre à Mossoul, au xui0 siècle, s'étendit aux autres régions de l'Orient, en Syrie, rse. L'objel le plus considérable el en même pl lieux de cet arl admirable esl le grand vase •e milieu du xiiiesiècle . Venise au x\ic siècle lions de cet art.

La céramique est un arl essentiellement oriental el l'on sait quel parti les peuples d'Asie surent en tirer comme décoration arcliitectonique. Les Persans, continuant les traditions des Achéménides, en couvrirent les murailles de leurs mOSquées; les Turcs à Constanti-

llople aux XVIe el XVII0 siècles les

imitèrent. Les Arabes d'Egypte

Irai

LE Ml SKI' D'A II I

et de Syrie cl, les Persans semblent avoir particulièrement pratiqué un genre de céramique d'une grande somptuosité, la faïence à lustre métallique ou à retlels. Damas l'ut un centre céramique considérable, et les grands musées d'Europe conservent de merveil-

leux échantillons

de ce genre, où le décor floral de deux bleus sur fonds blancs est d'une harmonie rare. La faïence dite de Rhodes, qui fut peut-être pratiquée en d'autres points de l'Asie Mineure, esl plus éclatante encore par l'emploi du rouge tomate, qui intervient dans ses décors el qu'on retrouve dans les superbes carreaux il'1 revê li'inenl des ni"-quées H palais de C mslanlinople.

Enfin les potiers li i spa no-ma u resq ues, u I i I i s a il I

sans dont'1 les i ri In- 1 dirs l'Iui iciiM's île leurs aînés en Orient, pratiquèrent du xiv au wir siècle une céramique à reflets, parfois traversé!- « I « • reliants bh'ii foncé, ou tout leur génie décoratif se donna libre cours. I ni ne peul imaginer plus riche parure d'un intérieur qu'une série de ces beaux plats fabriqués à Ma-

Phot. Giraudon. Blutée d<- Clui.j

PLAT EN FAÏENCE DE LIN DOS (ILE DE II UO des)

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