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ESCLAVES AMENANT DES DOEUFS

Peinturo muralo théljaine-

Les tombes de Saqqàrah et de Gizeh ont conservé presque intacts les lias-reliel's peints dont ils étaient décorés; les sc ènes représentées y illustrent l'histoire de l'offrande et retracent toutes les phases par lesquelles passent les céréales avant de devenir le pain, etc. .N'ous assistons ainsi à des scènes de la vie de château, d'un caractère familial, populaire et agricole. Le type de chaque condition sociale y est rendu avec un merveilleux esprit d'observation ; les portraits paraissent ressemblants; peutêtre n'a-t-on jamais surpassé l'exactitude avec laquelle sont rendus les animaux.

Outre les bas-reliefs, ces tombes onl rendu une importante série de statues et de statuettes, véritables poi trails en granit, en calcaire et en bois. Elles sont polies ou peintes et ont souvent les yeux rapportés : citons le Cheikh el Beled (inusée du Caire) et le Scribe accroupi (musée du Louvre).

La peinture du .Moyeu Empire est dignement représentée par les loinlies de lté n i-llassa n scènes de la vie féodale, corps de métiers, soldats, gymnastes, caravane d'étrangers, etc.).

Pendant la longue période thébaine, et plus spécialement pendant la XYIIL dynastie, la main-d'œuvre est particulièrement élégante ou précise. Les statues colossales sent traitées

Fouilles île Daohour.

LE PECTOHAI. I> ' A M E N E M H A T III

avec le même soin et avec la même minutie que les plus petits bas-reliefs. Le type idéal de la beauté humaine, influencé parla présence, sur le sol de l'Egypte, de captifs et captives des races de l'Asie, se dégage peu à peu du type africain, au nez trop court, aux lèvres trop fortes, mais en même temps l'attrait qu'exerce le type conventionnel, adopté dans l'art officiel et religieux, n'est pas sans nuire quelque peu à l'art du portrait, si brillant sous les rois memphites.

Sous Séli Ier, les sculptures de son temple d'Abydos remplissent, dans les limites de; l'esthétique égyptienne, toutes les conditions d'harmonie dans les proportions, de beauté, d'élégance et de pureté dans les types.

Ramsès II, le roi constructeur par excellence, a attaché son

LES PREMIÈRES CIVILISATIONS

LA CHASSIS AU LION (ANCIEN PALAIS DU 1101 AS S O U lt B A N 1 P A L )

nom à une œuvre trop considérable pour servir d'estampille h un art toujours parfait et égal à lui-même. Les « speos » d'Abou- Simbel résument les tendances du règne : puissance d'effet incomparable, sentiment de la beauté plastique poussé à ses extrêmes limites dans les parties le plus en vue, négligence et infériorité d'exécution dans les parties accessoires.

On en peut dire autant de l'œuvre sculpturale de la dynastie suivante : c'est l'époque des grands bas-reliefs négligés et des délicieuses statuettes en bois ou en métal, qui, après avoir fait le charme des vivants, leur ont tenu compagnie dans la tombe. Sous les rois de la XXVIe dynastie (viiMi- siècle av. J.-C.j se manifeste le goût et la recherche de l'archaïsme.

A partir des Ptolémées, l'influence grecque, déjà constatée dans les édifices religieux, se fait également sentir dans la sculpture, et principalement dans le bas-relief. Les sculpteurs égyptiens en arrivent à outrer l'anatomie de leurs personnages, sans rompre pourtant avec les conventions hiératiques.

Sous les premiers Césars romains les bas-reliefs sont encore corrects, les proportions restent harmonieuses, mais les types s'émoussent et s'alourdissent; sous les Antonins, l'art agonise.

C'est principalement par ses arts industriels que l'Egypte a exercé une grande influence sur les peuples du bassin de la Méditerranée. Ses pièces d'orfèvrerie, qui avaient atteint le plus haut

degré de perfection, c e goût et comme technique, dés le

temps de la XII" dynastie - bijoux de Dachour, pectoral du roi Amenemhâl III, ses bronzes, ses armes, ses amulettes en céramique et en pierre dure, ses meubles, ses poteries, exécutées au tour dès l'Ancien Empire, servirent, grâce au mouvement d'échange favorisé par les factoreries phéniciennes, de modèles aux nations civilisées ou en voie de civilisation avant la période homérique. Longtemps on a cru que la verrerie était une industrie proprement phénicienne; de récentes découvertes nous apprennent que, sur ce point comme sur d'autres, les Phéniciens ont été tributaires de l'Egypte. De même les Égyptiens ont été les créateurs d'innombrables types de vases, dont la plupart ont été empruntés, tels quels, et quelques autres à peine modifiés, par les céramistes grecs; les créateurs, enfin, de la plupart des éléments du décor végétal, d'où est sorti le répertoire des ornements classiques.

Chaque jour, les fouilles pratiquées sur le sol de l'Égypte ajoutent à l'actif de ce grand et admirable peuple de nouvelles preuves de sa supériorité sur ses rivaux de l'Orient classique.

lisation Médie, I par fini leurs de

L'ART CHALDEO-ASSYRIEN

Les Égyptiens ne sont pas le

Seul peuple de

l'Orient qui ait créé un art. original : ils mil eu pour émules les peuples de l'ancienne Mésopotamie. Sur les bonis du Tigre et de l'Euphrale, et, plus proprement, dans la basse Ch&ldéc, est née une civi-

complète, qui a rayonné' sur les pays voisins, l'Éli la

i l'erse, la Syrie septentrionale el l'Asie Mineure, et qui, ermédiaire des Ioniens, a été l'un des principaux facla civilisation hellénique.

L'ARCHITECTURE

idon.

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