‹ Le musée de la conversation: répertoire de citations françaises, dictons modernes, curiositésChapitre 11 sur 434 · XIV PREFACE · texte numérisé non relu

XIV PREFACE

il se présente souvent deux ou trois explications, plus incertaines les unes que les autres. Nous ne les avons mentionnés que très exceptionnellement, en particulier quand leur souveijir se rattache à quelque circonstance marquante.

Nos recherches ont dû porter surtout sur les formules d'origine littéraire, c'est-à-dire sur les mots écrits par leurs auteurs eux-mêmes ou sur les paroles prêtées à divers personnages par des témoins plus ou moins véridiques, par des biographes ou des historiens plus ou moins scrupuleux.

En chacune de ces formules, il y a lieu de considérer deux éléments bien distincts : le fond, c'est-à-dire l'idée qu'elle exprime, et la forme.

Dans bien des cas, ce n'est qu'au point de vue de la forme qu'on peut espérer éclaircir leur origine. En effet, lorsqu'il s'agit d'une idée générale, relative à la morale par exemple, il est le plus souvent impossible de lui découvrir un auteur. On peut dire que cette idée n'appartient à personne, et pour en retrouver la source première, il faudrait remonter, non pas seulement à l'antiquité, mais aux premiers âges de l'humanité. Les formules modernes qui expriment ce genre d'idées ne font que répéter ce qui a été dit maintes fois, et l'on verra, en plus d'une occasion, se vérifier cette réflexion de Voltaire à propos de l'épi* taphe que le poète François Maynard s'était composée :

La plupart des l)eaux vers de morale sont des traductions.

(Ecrivains français du siècle de Louis A7F, art. Maynard.)

A présent, écrivait-il une autre fois, dans une lettre à M. Bure père, du 17 août 177G, tous est lieu commun. La

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