LE PETIT GAS
Tiens, cette bêtise ! Pourquoi ne la passeriez-vous pas ?
Les canards l'ont bien passée.
Lire lire laire !
Les canards l'ont bien passée,
Lire Ion pha !
Qu'on nous permette d'entrer dans quelques détails
sur l'origine de cette petite pièce. Si enfantine qu'elle soit, nous allons voir qu'elle mérite de fixer un moment notre attention comme renfermant de curieux débris de notre ancienne litiérature populaire. L'auteur anonyme de Feu Séraphin nous signale (p. 34), dans un recueil de Chansons ambiguës publié par la V^® Oudot en 1718, un fabliau intitulé le Prince et le Berger, où l'on remarque le dialogue suivant :