CERCLE — CHAGRIN
soudre ce problème, tandis que maint esprit médiocre ou ignorant s'est vanté d'en avoir trouvé la solution.
L'Académie des sciences fut tellement importunée par les mémoires contenant de prétendues solutions de la quadrature du cercle, qu'en 1775 elle prit la décision de rejeter à l'avenir toute communication de ce genre.
On lit dans VHistoire de l'Académie royale des sciences, année 1775, p. 61 :
L'Académie a pris, cette année, la résolution de ne plus examiner aucune solution des problèmes de la duplication du cube, de la trisection de Tangle ou de la quadrature du cercle, ni aucune machine annoncée comme un mouvement perpétuel.
Condorcet, alors secrétaire perpétuel, fait suivre cette déclaration des motifs qui ont poussé l'Académie à prendre une détermination aussi radicale.
On sait que le problème du mouvement perpétuel consiste à établir une machine telle qu'une fois mise en mouvement, elle continue à fonctionner indéfiniment sans le secours d'aucune impulsion extérieure, ce qui est une absurdité.
Pour tous les détails relatifs à la quadrature du cercle, nous renvoyons au savant ouvrage de Montucla : Histoire des recherches sur la quadrature du cercle. Paris, 1754, in-12. (Nouv. édit., 1831.)