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CITOYEN — CLÉRICALISME

1749, puis traduite en français par de Bissy (Londres, 1750). L'opuscule de ce précurseur des encyclopédistes doit avoir contribué à faire naître l'expression de roi citoyen.

On sait que cette qualification fut donnée plus d'une fois à des souverains français, notamment à Louis XVI, pendant la révolution, et à Louis-Philippe, qui la méritait plus que tout autre par ses mœurs bourgeoises et par sa simplicité.

En 1790, on chantait sur l'air : Vive Henri IV :

Vive Louis seize, Ce bon Roi citoyen.

(Voy. le recueil de cette époque intitulé : Révolutions lyriques ou le Triomphe de la liberté française, n** 11 : les Vœux de la nation.)

Dans une de ses Messéniennes, écrite au lendemain des journées de 1830, Casimir Delavigne s'écriait, faisant allusion à Taccolade donnée publiquement au duc d'Orléans par le vieux Lafayette :

O toi, roi citoyen, qu'il presse dans ses bras.

Aux cris d'un peuple entier, dont les transports sont justes,

Tu fus mon bienfaiteur, je ne te loûrai pas.

(Livre III, 9*" pièce : Une semaine de Paris}

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