CONQUÊTE
son poème Henry le Grand au Roy, faisait dire par Henri IV à son petit-flls Louis XIV :
Lorsqu* après cent combats je possédai la France, Et par droit de conquête et par droit de naissance, Le monde vit briller dans mes illustres faits La Valeur, la Bonté, la Victoire, et la Paix.
(Paris, 1661, in-fol., vers 5 à 8.)
La plus noble conquête de Thomme.
Il est sans doute superflu de rappeler que cette expression fut employée par Bufîon dans son étude Du cheval, auquel il donne le premier rang parmi les animaux domestiques (Quadrupèdes, 1753).
On connaît le début de ce morceau célèbre :
La plus noble conquête que l'homme ait jamais faite est celle de ce fier et fougueux animal, qui partage avec lui les fatigues de la guerre et la gloire des combats : aussi intrépide que son maître, le cheval voit le péril et l'affronte ; il se fait au bruit des armes, il Taime, il le cherche, il s'anime de la même ardeur...
Il semble que le grand naturaliste se soit inspiré ici d'un fameux passage du livre ^e Job, où le noble caractère du cheval est ainsi tracé :
Il frappe du pied la terre, il s'élance avec audace, il court au-devant des hommes armés.
Il ne peut être touché de la peur, le tranchant des épées ne l'arrête point.
Les flèches sifflent autour de lui, le fer des lances et des dards le frappe de ses éclairs.
Il écume, il frémit, et semble vouloir manger la terre ; il est intrépide au bruit des trompettes.