DÉLUGE — DÉMOCRATIE
Au récit de Suétone, Néron, entendant ce vers cité par un de ses familiers, s'écria :
Que ce soit de mon vivant! (*EfioC» î^ûvtoç) et il exécuta sa menace.
(Vie de Néron, chap. 28.)
Le mot : t Après nous le déluge ! » qui n'est qu'une variante du précédent, parait avoir été de ceux qu'affectionnait M°' de Pompadour.
Voici ce qu'écrit à ce propos M"' Marie Fel (chanteuse de l'Opéra, née en 1706), dans une note sur le peintre Quentin de La Tour, un de ses adorateurs :
Il m'a raconté aussi que peignant M™* de Pompadour, le roy, après Taffaire de Rosbach, arriva fort triste, elle luy dit : qu'il ne falloit point qu'il s'affligeât, qu'il tomberoit malade, qu'au reste après eux le déluge.
La Tour retint le mot ; quand le roy fut party, il dit à la dame que ce mot l'avoit affligé, qu'il valoit mieux que le roy fût malade, que si son cœur étoit endurcy.
[Le Reliquaire de M. Q. de La Tour, peintre du roi Louis XV, par Ch. Desmaze ; 1874, p. 62.)