ÉPINARD
G^est comme les épinards...
Voici sous quelle forme on trouve cette vieille plaisanterie dans un recueil d'anecdotes intitulé : Paris, Versailles et les provinces au XVIIP siècle, par un ancien officier aux gardes françaises (tome II, 1817, p. 346) :
M*"* de B... disait un jour naïvement étant à table: c( Mon Dieu, je suis heureuse de ne point aimer les épinards, car j'en mangerais, et je ne puis pas les souffrir. »
M""' Campan faisait quelque cas de cet ouvrage, dont l'auteur est le M" Dugast de Bois Saint-Just.
Ce recueil, écrivait-elle en tête de ses Anecdotes, est plein d'anecdotes piquantes, et presque toutes ont été reconnues pour vraies par les contemporains de l'auteur»
(Mémoires, t. III, 1826, p. 2.)
Il est presque superflu de faire remarquer l'extrême utilité de ce genre de dictons. Ils permettent, grâce à une simple allusion, d'exprimer une idée complexe avec plus de précision qu'on ne pourrait le faire à l'aide d'une longue explication.